Échos des entreprises

Charente-Maritime :  Grève pour les salaires aux chantiers nautiques Fountaine-Pajot

Echo d'entreprise
08/01/2022

Une grande partie des 800 travailleurs des deux usines, qui fabriquent des yachts de luxe, a participé à une grève sur les salaires du 3 au 15 décembre dernier. Alors que les actionnaires se sont distribué 3,8 millions d’euros et que le chiffre d’affaires a augmenté de 17 %, quand la direction a annoncé une augmentation de 3 %, soit 44 centimes de l’heure brut, ça a été la colère !

À La Rochelle, le noyau dur des grévistes, regroupés au piquet de grève, a veillé à ce que les initiatives et la reconduction du mouvement soient décidées par l’ensemble des grévistes chaque jour. Le 13 décembre, un rassemblement a regroupé plus de deux cents travailleurs de Fountaine-Pajot, et des délégations d’entreprises environnantes, dont ceux de Dufour-Yachts, autre enseigne du groupe. Ils ont envahi les ateliers, dans une chaude ambiance, aux cris de « Pas contents ! On veut du salaire ! »

La production a été quasiment bloquée pendant 9 jours. La direction a lâché un peu plus que ce qu’elle avait prévu : 55 centimes de l’heure brut, soit 83 € par mois. Pour tous, ça ne fait pas le compte comparé à la revendication de 1,20 euro de l’heure en plus, mais, comme le dit un gréviste, « fier d’avoir fait cracher un peu de pognon à ces gens méprisants ! ». Pour beaucoup de jeunes et de moins jeunes, dont c’était la première grève, des liens précieux se sont tissés. Et dans bien des têtes il est sûr qu’il faudra remettre ça, et mieux encore !

Ville de Grenoble :  Grève à la Propreté Urbaine

Echo d'entreprise
06/01/2022

Depuis mardi 4 janvier, une bonne partie des travailleurs de la Propreté Urbaine sont en grève car ils refusent la nouvelle application des 1607 heures imposée par la Ville. Et cela commence à se voir, notamment sur les marchés qui ne sont plus nettoyés.

Ils veulent être traités comme les autres services (qui doivent travailler 7 minutes de plus par jour) et ne pas faire 2 heures de plus 14 fois dans l’année, en fonction des « nécessités de service », c’est-à-dire au bon vouloir de l’administration. Et ainsi, comme le disent les grévistes, pour éviter de payer en heures supplémentaires et d’embaucher.

Après deux entrevues où l’élu au personnel et la direction faisaient toujours la sourde oreille, les grévistes ont décidé de poursuivre leur mouvement en bloquant depuis jeudi 6 le principal site du service. La mairie écologiste, comme n’importe quel patron, a envoyé un huissier. Mais le moral est bon et, autour des braseros, les discussions vont bon train sur la nécessité de s’organiser pour se faire respecter.

CAF Nancy :  Surcroit d’activité permanent

Echo d'entreprise
04/01/2022

L’année commence à peine que la direction demande aux employés de la CAF de Nancy de faire encore des heures supplémentaires. Elle prévoit cinq samedis travaillés et elle a également budgétisé 48 CDD pour l’année à venir.

Quand le « surcroit d’activité » est permanent, c’est d’embauche dont on a besoin. Tout l’inverse des suppressions de postes qui se poursuivent...

 

Solvay (Tavaux) :  Solvay lave plus blanc..

Echo d'entreprise
28/12/2021

La direction nous fait faire un stage informatique de deux jours, appelé « formation sur le code d'intégrité des affaires ».

On y apprend ce qu'est un pot-de-vin, les mauvaises pratiques de certaines entreprises (pas Solvay bien sûr).

Et on est informé que n'importe lequel d'entre nous peut dénoncer un problème, dans l'entreprise sans risque de représailles.

C'est reconnaître que ce n'était pas le cas jusqu'à présent. On veut bien les croire que désormais, tout sera différent mais on attend de voir..

Michelin – Clermont-Ferrand :  Il y en a marre !

Echo d'entreprise
21/12/2021

Ce dimanche, plusieurs arrêts de travail ont eu lieu à l’usine des Gravanches à l’appel de la CGT et de SUD. Selon les ateliers et les équipes, ce sont 30 à 75 % des salariés qui sont sortis et jusqu’à 100 % dans un atelier.

C’est un ras-le-bol général qui s’est exprimé : dégradations des conditions de travail, rappels incessants des chefs pour venir boucher les trous en semaine, manque d’effectifs, salaires et primes insuffisants.

Lundi, les travailleurs en équipe 3x8, ont découvert avec satisfaction le succès de la mobilisation de la veille. Et certains ont pris le relais de leurs camarades des équipes de fin de semaine en faisant grève ou en quittant leur poste en cours d’équipe car leurs problèmes sont les mêmes.

Pour beaucoup c’était la première grève à laquelle ils participaient. Un bel encouragement pour l’avenir pour beaucoup de jeunes embauchés qui n’ont encore jamais fait grève et pour tous ceux qui pensaient jusque-là que les luttes ouvrières n’étaient plus possibles.

Brive la Gaillarde (19) :  Débrayages sur les salaires à Thalès

Echo d'entreprise
19/12/2021

Jeudi 16 décembre une centaine de travailleurs de Thalès étaient à nouveau en grève pour des augmentations de salaires. Pour 2021 sur l’ensemble du groupe Thalès, seuls les travailleurs de moins de 33 ans ont eu une augmentation de 1,5 %, c’est à dire rien.

Très remontés les grévistes de Brive sont sortis la matinée dans la cour, ont discuté et voté de faire une autre assemblée générale dès la 1ère semaine de 2022 pour décider de la suite. Des débrayages ont lieu sur d’autres sites.

Thalès passe des contrats « plantureux », et possède un trésor de 4 milliards dans ses coffres, de quoi payer tous les salaires pendant 4 ans sans travailler !

Saint-Gobain PAM :  La folie du capitalisme

Echo d'entreprise
17/12/2021

Ces centaines de millions qui sont dilapidés en rachats d'actions proviennent des travailleurs de Saint-Gobain

En 2021 Saint-Gobain a racheté plus de 8,5 millions de ses actions (coût : 500 millions d’euros) pour aussitôt les annuler. Son objectif sur la période 2021-2025 est d’en racheter pour 2 milliards d’euros.

Racheter des actions pour faire monter les cours c’est une autre façon d’enrichir artificiellement les actionnaires aux frais de la société.

Pour cela Saint-Gobain sait trouver de l’argent.

 

PSA Vesoul :  John Deere laboure le terrain

Echo d'entreprise
16/12/2021

L'information que seuls les cadres auraient 6 % d'augmentation a mis le feu aux poudres sur le site John Deere d'Arc-les-Gray.

170 salariés ont débrayé mercredi dernier. Ils ont obtenu eux aussi 6 % d'augmentation, avec un talon de 140 € et une prime de 300 €.

Le sillon est tout tracé.

Troyes (Aube) :  Les travailleurs sociaux sont têtus

Echo d'entreprise
14/12/2021

La journée d’action du 7 décembre dans le secteur social et médicosocial a été un succès dans l’Aube. Cette action suit de nombreuses mobilisations. Initiée par des collectifs de travailleurs sociaux et des organisations syndicales au niveau national, elle a été relayée surtout par les réseaux sociaux. Et quelle bonne surprise de se retrouver à 200 manifestants devant la Préfecture et le Conseil départemental, pour faire entendre les exigences des salariés : une vraie augmentation des salaires, et à commencer par les 183 euros pour tous, des embauches, des moyens budgétaires, tout cela pour améliorer nos conditions de travail pour une meilleure prise en charge et accompagnement des personnes que nous aidons.
Une soixantaine de salariés n’en sont pas restés là et se sont rendus au siège de l’Apei (Association de Parents d’Enfants Inadaptés) de l’Aube après le rassemblement à la préfecture. Le directeur général, surpris du nombre, est sorti de son bureau et a dû écouter les réclamations des salariés, en grande majorité des femmes. Celles-ci lui ont rappelé qu’il devient urgent de verser la rallonge de 183 euros à tout le monde. Ce avec quoi le DG était d’accord en paroles, mais une salariée lui a expliqué que son syndicat patronal se préparait à dénoncer la convention collective, et donc à remettre en cause la progression des salaires à l’ancienneté ! D’autres ont dénoncé la pratique de contrats à temps partiel non choisi, en disant « comment voulez-vous qu’on y arrive avec un contrat à temps partiel, alors qu’on vient de vous expliquer qu’il manque 300 euros sur les feuilles de paie de ceux à temps complets ? ». Enfin, la revendication d’une augmentation de la prime Pepa (prime exceptionnelle de pouvoir d’achat) lui a été signifiée, en expliquant que l’Apei a largement les moyens financiers de le faire.
Très contents de ces actions, et de se voir si nombreux, mais bien conscients que cette journée d’action devra avoir des lendemains, les manifestants se sont donnés rendez-vous le 11 janvier.

La Rochelle (Charente-Maritime) :  Débrayage chez Dufour-Yachts

Echo d'entreprise
14/12/2021

Vingt-cinq salariés sur trente de l’expédition-finition se sont retrouvés en grève les 30 novembre et 1er décembre. Deux jours de grève contre les mauvaises conditions de travail en extérieur. Ils demandent des chauffages, des vêtements chauds et une prime d'intempéries de 100 euros net.

Deux salariés et deux représentants CGT ont été reçus par la direction. Les vêtements chauds et les chauffages vont arriver, selon le PDG.

Quant à la prime, la direction se laisse 15 jours pour réfléchir.

Les travailleurs ont donc décidé de reprendre le travail tout en se tenant prêts si la direction ne tient pas ses promesses dans les délais…