Centrale Emile Huchet

Une écologie à l’odeur de charbon

Brève
04/07/2022

La centrale à charbon Émile Huchet de Saint-Avold va rouvrir cet hiver pour faire face à la pénurie d’électricité. On manque de production de courant électrique et on va encore manquer pendant encore des années.

Cela n’empêche pas les industriels de promouvoir la voiture électrique. Alors que l’électricité est produite aux trois quarts à partir d’énergie fossile dans le monde !

Bref, une folie bien à l’image de la folie du monde capitaliste !

Argancy (Moselle)

Les travailleurs de Baomarc ont gagné !

Brève
29/06/2022

Mercredi 22 juin une centaine de travailleurs sur les 165 CDI de l’usine BAOMARC d’Argancy en Moselle, qui fabriquent des éléments de châssis pour le Master, sont partis en grève pour l’augmentation de leur pouvoir d’achat.

Ils demandaient 1000 euros de prime exceptionnelle, d’autant plus que la direction annonçait des bons résultats.

Au bout de deux jours de grève la direction a lâché un complément d’intéressement de 400 euros net et 3 centimes de plus sur le barème kilométrique. Une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat de 650 euros, leur sera également versée.

Pas de doute : la lutte collective, ça paie !

Lear Jarny (54)

Succès de la grève pour les salaires

Brève
14/06/2022

La petite centaine de travailleurs de l'usine de sièges automobiles Lear de Jarny en Meurthe-et-Moselle, qui ont comme unique client l'usine de Renault Sovab, se sont mis en grève le mardi 7 juin pour revendiquer 100 euros nets d'augmentation par mois dans le cadre des NAO. D’abord en débrayant deux heures par équipe (3X8) puis en se mettant en grève totale mercredi 8 juin.

Fournissant les sièges du Master, produit dans l’usine Renault-Sovab toute proche, ils ont eu vite fait de paralyser la Sovab qui a été contrainte de fermer l’usine mercredi à 21 heures après avoir remplacé les sièges conducteurs manquants de Lear par des chaises pliantes Ikea, afin de pouvoir les sortir de chaîne. Plus de 300 Masters ont ainsi rejoint directement le parc des retouches.

Outre les salaires, une des raisons de la colère des travailleurs de Lear réside aussi dans l’inquiétude de leur avenir. Lear a perdu le marché des sièges de Master pour la Sovab, marché repris en 2024 par Faurecia… qui avait ce marché avant que Lear ne le récupère. L’usine Lear, pourtant toute neuve, devrait fermer. Les patrons changent de fournisseur comme on change de chemise, mais les travailleurs ont besoin de leur salaire pour vivre.

Jeudi 9 juin, les travailleurs obtenaient 70 euros d’augmentation de salaire, plus une prime de 30 euros par mois versée par semestre… au total les cent euros demandés. Il faut dire que Renault était pris à la gorge car, entre le manque de semi-conducteurs, de pièces de toutes sortes, le manque de sièges n’était pas tenable.

En se mobilisant, les travailleurs ont fait plier Lear, et derrière Renault. Les travailleurs sont forts quand ils ne se résignent pas. En plus des 100 euros, ils ont marqué un point dans la bagarre contre leur patron qui veut les mettre dehors dans moins de deux ans.

Lear Jarny

En grève pour les salaires

Brève
09/06/2022

Mardi 7 juin, les travailleurs de l'usine de siège de Jarny, Lear Corp, qui ont comme unique client l'usine de Renault Sovab, ont débrayé deux heures par équipes (3X8), pour revendiquer 100 euros net d'augmentation par mois dans le cadre des NAO.

Pour pouvoir sortir les Masters de la chaîne et les mettre sur le parc des retouches, des chaises Ikéa pliantes ont été bricolés pour remplacer le siège conducteur manquant : 300 Masters ont ainsi rejoint le parc des retouches.

Depuis mercredi onze heures, la grève est totale, plus aucun siège n'a été livré à Sovab, et à 20 h la direction de la Sovab a pris la décision de fermer l'usine la nuit et ce matin, avec numéro vert pour l'équipe de cet aprés-midi.

Les travailleurs de Lear craignent aussi pour leur avenir, car suite à un appel d'offre pour la fabrication des sièges du nouveau Master en 2024, c'est l'usine de Faurecia à Villers-la-Montagne qui fournira les sièges. 

Université de Strasbourg

Ni Le Pen, ni Macron!

Brève
20/04/2022

Mercredi 20 avril, une soixantaine d'étudiants de l'Université de Strasbourg se sont réunis sur le campus. Ils ont dénoncé le second tour Macron - Le Pen comme un faux choix, et ont discuté de la nécessité de se mobiliser pour contrer la montée de l'extrême droite. Dans les discussions, divers sujets ont été abordés, comme la situation des étudiants étrangers ou la précarité grandissante des étudiants. Ils ont décidé d'un cortège jeune dans la manifestation Ni Le Pen Ni Macron prévue samedi 23, et de la tenue d'une autre réunion semaine suivant l'élection, où ils veulent être plus nombreux et s'adresser également aux lycéens.

Les étudiants présents avaient conscience que discuter et s'organiser collectivement sera indispensable dans les prochains mois, quel que soit le résultat de l'élection.