Strasbourg

L’extrême-droite dans ses œuvres

Brève
27/02/2022

La maison des syndicats de Strasbourg

Vendredi dernier, le Collectif antifasciste 67 organisait à la maison des syndicats de Strasbourg une conférence portant sur "le danger fasciste en France et comment y faire face".

Peu après 22h une quinzaine de nervis d’extrême droite ont tenté de pénétrer dans le local en frappant les militants du collectif qui assuraient la sécurité et en leur lançant des projectiles.

L’attaque a duré une dizaine de minutes mais les militants ont su repousser les assaillants. Ils s’étaient organisés et ont eu bien raison de le faire.

 

Obernai

Grève chez Kronenbourg pour les salaires

Brève
29/01/2022

La grève lancée le 24 janvier chez Kronenbourg continue sur le site d'Obernai.

Les travailleurs réclament notamment des augmentations de salaires.

Selon les jours, 50 à 80% des travailleurs de la production sont en grève explique la CGT. C'était prévisible, depuis des années, Kronenbourg supprime des postes, ne remplace pas des départs à la retraite.

Les augmentations sont minimales. Il y a environ 10% de travailleurs intérimaires.

Les grévistes demandent donc une augmentation générale de 5%, une prime de 1.000 euros et des créations de postes, ainsi que la transformation des contrats précaires en contrats à durée indéterminée. Aucun mouvement n'avait été autant suivi depuis la grève de 2007.

Toute la semaine, une centaine de salariés ont été présents chaque jour pour manifester à l'entrée du site, toute la journée, malgré un froid parfois glacial.

Deux lignes de conditionnement sur dix fonctionnent. La fabrication de la bière a pu continuer, mais au ralenti.

La grève continue et les travailleurs sont déterminés à faire reculer la direction.

Caddie

Les vautours font leurs affaires sur le dos des travailleurs

Brève
06/01/2022

L'entreprise Caddie basée à Dettwiller dans le Bas-Rhin, qui fabrique des chariots de supermarché, est une nouvelle fois en cessation de paiement. En dix ans, de restructurations en redressements judiciaires, les effectifs de l’entreprise sont passés de près de sept cents à cent quarante travailleurs. Ces derniers n’ont pas touché leur paie de décembre et sont menacés de perdre leur emploi.

L’entreprise familiale, fondée en1928, avait fait la fortune de son patron Raymond Joseph et de son héritière Alice Joseph. En 2012, dans un contexte de baisse du chiffre d’affaires, c’est la holding Altia qui avait racheté le groupe. En 2014, face aux difficultés que disaient rencontrer les patrons d’Altia, la banque publique d’investissement Bpifrance, actionnaire d’Altia à hauteur de 20 %, avait injecté 5 millions d’euros d’argent public dans la holding avant de porter plainte contre les patrons d’Altia soupçonnés de malversations et d’avoir en fait vidé une partie des caisses de Caddie. À l’automne 2014 c’est le PDG d’avant la reprise par Altia en 2012, Dedieu, qui reprenait les rênes de l’entreprise et fondait les Ateliers Réunis Caddie. En 2016 l’entreprise voyait ses affaires aller mieux avec des commandes venant des pays du Golfe, son chiffre d’affaires était de 26 millions d’euros. Flairant de bonnes opportunités, la société polonaise de fabrication de chariots de magasin Damix entrait au capital de Caddie à hauteur de 70 %, le PDG gardant 20% des parts via sa holding Skade Management.

Aujourd’hui le PDG argue de difficultés liées à la pandémie et à l’augmentation des prix des matières premières pour justifier une situation financière dont les travailleurs devraient nécessairement faire les frais. Mais la réalité c’est que depuis des années bien des patrons et parasites en tout genre se sont enrichis de bien des manières sur le dos des travailleurs de Caddie. Et c’est sur ces fortunes accumulées qu’il faudrait prendre pour maintenir les emplois.

Novartis – Huningue (Haut-Rhin)

Grève pour les salaires et les conditions de travail

Brève
19/12/2021

A l’appel des syndicats CGT-CFDT-FO, plusieurs dizaines de travailleuses et de travailleurs du Biotech Novartis à Huningue (sur un effectif de 750) ont fait grève à partir du mardi 14 décembre jusqu'au vendredi 17. Ils revendiquaient notamment une enveloppe d'augmentation qui soit supérieure à l'inflation : 3,5 % avec un minimum de 80 euros pour tous. La direction avait clos les discussions sur les salaires avec une enveloppe de 2,45 %.

Il faut dire que la production n'a jamais été aussi élevée avec plus de 2 tonnes de molécules pharmaceutiques et surtout plusieurs milliards de chiffre d'affaire pour le seul site de Huningue. La direction pensait s'en tirer avec un goûter en guise de remerciement : deux mandarines, un mini kougelhopf et un jus d'orange. Elle en a été pour ses frais.

Plus que les salaires, c'est la dégradation des conditions de travail ces dernières années qui alimentent le mécontentement. Il y a trois ans déjà, deux débrayages avaient eu lieu pour les mêmes raisons. Le sentiment de beaucoup est que depuis, la situation s'est encore dégradée malgré les promesses de la direction. Cette fois, la grève a duré quatre jours, et c'est une première. Les discussions autour du feu allaient bon train et des liens se sont tissés entre grévistes, mais aussi plus largement avec celles et ceux qui se reconnaissaient dans ce mouvement. Si la direction n'a pas cédé aux revendications salariales, elle a bien été obligée de prendre en compte celles concernant les conditions de travail.

Le secteur de l'animation en grève

Brève
17/12/2021

Des grévistes rassemblés devant la mairie de Mulhouse

Ce mardi 14 décembre, dans plusieurs villes alsaciennes, les salariés des métiers de l'animation ont répondu présents à un appel national à la grève lancé par un collectif et plusieurs syndicats. Ils ont tenu à exprimer leur ras-le-bol face aux contrats précaires et sous-payés, au manque d'effectif et de moyens pour bien accueillir les enfants, aux salaires insuffisants...
A Strasbourg, les cantines étaient fermées et près de 200 personnes se sont rassemblées devant la préfecture. A Sélestat, les grévistes dénonçaient les contrats de 20 à 26 heures par semaine, qui ne permettent pas de vivre. A Mulhouse, ce sont une soixantaine d'agents des périscolaires de l'agglomération mulhousienne qui se sont retrouvées devant la mairie. Les deux tiers des sites périscolaires de la m2A (Mulhouse Alsace Agglomération) étaient fermés.
Pour ces travailleurs qui veulent faire parler d'eux et mettre en avant leurs revendications, ce fut une journée de mobilisation réussie.