Chômage dans le Grand-Est

Pauvres patrons ?

Brève
30/11/2021

Selon le président de Région lors d'une réunion avec la ministre du travail à Metz, « 160 000 emplois ont été créés dans le Grand Est » au troisième trimestre. Créés ? C’est beaucoup dire : la plupart sont des emplois d’intérim ou précaires. Et puis si PSA annonce créer 850 emplois (d’intérim) à Mulhouse, il en avait supprimé bien plus avant, sans compter les centaines d’intérimaires renvoyés à Trémery et Borny en Moselle.

Mais cela n’empêche pas les patrons de pleurinicher qu’ils ne trouvent pas à embaucher. 3 000 emplois seraient non pourvus dans la logistique, 800 dans l’agro-alimentaire, des centaintes en tant qu’auxiliaire de vie ou aide à domicile

Il faudra imposer au patronat un salaire minimum à 2 000 euros, des horaires de travail décents et des rythmes moins infernaux et sûr que tous les emplois seraient aisément pourvus. Chiche ?

 

Ville de Schiltigheim

Grève et manifestation contre le vol des congés

Brève
18/11/2021

Jeudi 18 novembre devant l'hôtel de ville de Schiltigheim

Les quelque cinq cents travailleurs municipaux de la ville de Schiltigheim étaient appelés à la grève aujourd’hui, par les syndicats CGT, FO et SUD, pour protester contre la décision de la maire de leur retirer neuf jours et demi de congé. Ils étaient près de deux cents à se rassembler ce matin devant l’hôtel de ville et à partir en manifestation.

La maire écologiste Danielle Dambach, qui a dans son conseil municipal des élus PS et PC, met en place la loi de transformation de la fonction publique décidée par le gouvernement Macron qui s’attaque au temps de travail des agents municipaux partout dans le pays.

Pour les soixante-dix heures supplémentaires  qu’elle entend imposer aux agents de Schiltigheim, elle propose pour l’instant une compensation de deux cents euros annuels net - même pas trois euros de l’heure – ce qui énervait passablement les grévistes.

Le gouvernement décide d’une attaque, la majorité municipale « écologiste, solidaire et citoyenne » s’exécute, le partage des rôles se fait sur le dos des travailleurs municipaux. Ceux-ci ne pourront compter que sur leur mobilisation pour défendre leurs conditions de travail.

Biospringer-Strasbourg

La force des travailleurs, c'est la grève !

Brève
23/10/2021

Au bout de 5 jours de grève, les travailleurs de Biospringer, une usine située dans la quartier du Port-du-Rhin à Strasbourg, ont voté la reprise du travail ce vendredi après avoir contraint la direction à lâcher 2,2% d'augmentation générale des salaires.

2,2 %, c'est tout juste le taux d'augmentation moyenne des prix constaté par L'INSEE sur les 12 derniers mois : c'est donc loin d'être une demande exorbitante, alors même que tout le monde sait qu'en réalité, pour les travailleurs, le coût de la vie a augmenté bien plus que cela. Un délégué CFTC rapportait pourtant que le patron voulait reporter une négociation éventuelle fin novembre, mais c'est maintenant que les prix augmentent !

Biospringer comme l'usine voisine de SIL-FALA font partie du groupe Lesaffre, dont le chiffre d'affaires s'élève à 2,2 milliards d'euros, les actionnaires ont donc largement de quoi augmenter ceux qui fabriquent leurs profits. Les ouvriers de Biospringer montrent la voie !

 

Grève chez Aptis à Hangenbieten

On n'est pas des pigeons!

Brève
14/10/2021

Les travailleurs dAptis ne veulent pas se faire rouler

90 travailleurs d’Aptis, ont à nouveau fait grève pour dénoncer les conditions dans lesquelles Alstom veut se débarrasser d’eux et de cette filiale.

La direction de l’usine présente le groupe Punch comme le repreneur qui va sauver les emplois. Mais les travailleurs de l’entreprise Punch Powerglide du Port du Rhin ont expliqué à ceux d’Aptis comment le Pdg de ce groupe a bâti sa fortune en achetant et revendant des usines, vidées de tous les bénéfices qu’il a pu en tirer.

Il n’y a donc aucune raison de faire confiance à ce margoulin et par contre toutes les raisons d’être exigeant envers la multinationale multimilliardaire Alstom qui a les moyens de satisfaire les demandes des travailleurs d’Aptis.

Russ – Super U

Injustice patronale

Brève
14/10/2021

À Russ, dans le Bas-Rhin, le gérant d’un Super U vient d’être condamné aux Prud’hommes pour licenciement abusif d’une caissière. Employée dans ce commerce depuis 18 ans, elle avait obtenu l’échange d’un morceau de presskopf à 3,46 euros, car il lui avait été vendu malgré une date de péremption dépassée. Qu’elle ait alerté ses collègues du rayon charcuterie et obtenu l’échange de l’article auprès d’eux sans passer par l’accueil comme un client ordinaire a constitué la « faute grave » prétexte à la licencier !

Après dix huit mois de procédure, le patron est contraint de dédommager de 18 600 euros, mais ça ne rend pas son emploi à cette travailleuse.