Travailleurs d'Aptis menacés par Alstom à Hangenbieten

Un requin à la recherche de nouveaux profits

Brève
31/08/2021

Alstom sacrifie les travailleurs pour ses profits

90 travailleurs d’Aptis ont fait grève lundi 30 août pour dénoncer le plan de suppressions d’emplois mis en place par cette filiale d’Alstom. Celui-ci avait créé l’entreprise en 2017 pour profiter du marché des bus électriques.

Mais 4 ans plus tard, les actionnaires estiment sans doute que les profits ne sont pas suffisants, ils veulent donc se débarrasser d’Aptis et sacrifier les 141 salariés, après leur avoir demandé d’accumuler les heures supplémentaires, les samedis et les jours fériés travaillés. C’est d’autant plus révoltant que les licenciements se multiplient sur la région, comme chez Knorr récemment, et qu’il devient de plus en plus difficile de retrouver un emploi.

Les travailleurs ne veulent pas se laisser pousser dehors sans indemnités suffisantes, ni rester à la merci d’un éventuel repreneur qui tarde à se présenter. Alstom a fait un chiffre d’affaire de 3,7 milliards d’euros au premier semestre et il a largement de quoi financer ce qu’ils demandent.

Gare de Colmar

Les pratiques crasseuses de la Pyrénéenne et de la SNCF

Brève
31/08/2021

À Colmar, la « Pyrénéenne de nettoyage » a convoqué, pour entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement, un agent d’entretien qui s’occupe de la gare. Le prétexte pris est qu’il aurait laissé quelques tâches et toiles d’araignée… alors qu’il est tout seul pour faire ce travail.

En réalité l’entreprise, main dans la main avec la SNCF, essaie constamment de rogner sur ses coûts et a décidé de s’en prendre à ce travailleur, âgé de 61 ans, qui est à ce poste depuis 17 ans et qui est à près d’un an de la retraite.

À l’heure du pass sanitaire on pourrait aussi rappeler qu’il a travaillé pendant toute la période de pandémie. Mais les directions de la Pyrénéenne et de la SNCF sont manifestement plus intéressées par le pass licenciement que par la santé de leurs salariés.

 

Loi sanitaire

Hôpitaux de Strasbourg : de l’argent pour… les contrôles

Brève
20/08/2021

Hôpital d'Hautepierre à Strasbourg

Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) ont passé un contrat avec une société de surveillance privée pour le contrôle du pass sanitaire. Coût de l’opération : 90 000 euros par mois.

En mai dernier, l’Agence régionale de santé alertait les HUS  sur leur endettement, et exigeait des mesures d’économie…

Preuve que les budgets sont avant tout des choix politiques.

Duppigheim

Knorr : des licenciements révoltants

Brève
13/08/2021

Le groupe Unilever confirme la fermeture de l'usine Knorr de Duppigheim fin septembre, une fermeture à laquelle se sont opposés les travailleurs de l’usine depuis des mois, par la grève et les manifestations.

Unilever prend prétexte de la baisse des ventes de soupe pour enlever aux travailleurs de Knorr le salaire qui les fait vivre.

Mais Unilever a réalisé l'an passé 50 milliards de chiffre d'affaires et près de 6 milliards de profits.

Quand il y a moins de travail, il y a une solution pour maintenir les emplois : imposer la répartition du travail entre tous en maintenant les salaires. En prenant sur les profits, il y aurait de quoi financer tout cela.

Accroissement des grandes fortunes

Les profits ne connaissent pas la crise

Brève
08/07/2021

Le tableau des 500 plus grandes fortunes de la revue Challenges, donne de nombreux exemples de l’enrichissement important des familles bourgeoises depuis un an.

Dans les familles alsaciennes, celle de Pierre-Etienne Bindschedler, (Soprema, fabricant d’isolants), a une fortune de 3 milliards d’euros, en augmentation de 20%. La direction de l’entreprise a pourtant refusé d’augmenter les salaires récemment. La famille de Christian Burrus, (assurances) gère un pactole de 1 milliard d’euros, en augmentation de 163% !

Stéphane Eimer, dirigeant d’un des plus grands groupes français de laboratoires d’analyse, a profité de la crise sanitaire pour augmenter sa fortune de 33%. Le dirigeant de Socomec ( équipements électriques) voit la sienne augmenter « modestement » de 18%.

Quant à Jean Thomas Schmitt (entreprise de transport Heppner), sa fortune n’a pas augmenté, c’est sans doute pourquoi, il vient de lancer une filiale dans la santé.

Accumulation de richesses dans les mains de quelques uns et appauvrissement de la grande majorité de la population, c’est directement la conséquence du maintien aberrant d’un système capitaliste qu’il va falloir abattre.