Eurométropole de Strasbourg :  Grève des éboueurs

Echo d'entreprise
20/04/2022

Les éboueurs rassemblés mardi sur le site de la Fédération

Les éboueurs de l'Eurométropole de Strasbourg ont fait grève mardi et mercredi pour les conditions de travail et les salaires. Ils s’étaient rassemblés à soixante mardi et cinquante mercredi sur le site des services techniques. La grève n’ayant pas été couverte par un préavis local ils ont suspendu leur mouvement, et seront reçus par la direction de l’Eurométropole jeudi 21. Si rien n’avance, ils ont parlé de reprendre la grève lundi prochain.

La force des travailleurs, c’est la grève!

Eurométropole de Strasbourg :  Des travailleurs territoriaux en grève

Echo d'entreprise
14/03/2022

Au rassemblement devant l'Hôtel de Ville

Plus d’une centaine de travailleurs territoriaux de l’Eurométropole, des espaces verts, de la voierie, des ateliers et du service eau et assainissement, se sont rassemblés ce matin devant l’Hôtel de Ville de Strasbourg à l’occasion d’une journée de grève. Ils demandent notamment la revalorisation d’une prime liée à la pénibilité.

Suite à cette mobilisation la direction de l’Eurométropole s’est engagée à augmenter la prime, mais sans donner de chiffres pour l’instant.

Avant cette journée, la direction faisait la sourde oreille. Avec cette journée de grève, elle a dû lâcher des promesses. C’est en continuant à exercer la pression collectivement que les travailleurs de l’Eurométropole pourront faire bouger les choses en leur faveur.

SNCF :  Une journée de grève réussie

Echo d'entreprise
09/11/2021

Assemblée générale des grévistes

Ce mardi, les cheminots du TER d’Alsace étaient appelés à la grève contre le sous-effectif, les cadences qui s’accélèrent et pour de meilleurs salaires. Sur Strasbourg 80% des conducteurs étaient en grève, 70% des contrôleurs, toute l’équipe des agents d’escale.

Une assemblée générale a réuni une centaine de cheminots, où les témoignages sur la dégradation des conditions de travail ont été nombreux. Le directeur d’établissement a été sommé de venir s’expliquer devant les grévistes, mais celui-ci a eu bien du mal à répondre aux questions qui lui ont été posées. Rendre compte aux cheminots des attaques de la direction n’est pas un exercice facile...

Les grévistes ont voté à l'unanimité la reconduction de la grève le 16 et le 17 novembre, ce jour étant le jour des négociations annuelles obligatoires sur les salaires, pour lequel une journée nationale de grève est prévue à l’échelle  de l’ensemble du groupe ferroviaire.

Dans la matinée, cent cinquante collègues des ateliers SNCF de Bischheim ont débrayé et se sont réunis en assemblée générale pour discuter, tout comme en gare de Strasbourg, de leurs conditions de travail et de salaire. La grève, c’est un virus que les cheminots veulent bien se transmettre.

Gares de Colmar et Sélestat  :  Grève pour des embauches

Echo d'entreprise
26/10/2021

Les grévistes devant la gare de Colmar

Vendredi 22 octobre, la CGT avait appelé les cheminots des gares de Colmar et de Sélestat à faire grève contre le sous-effectif. La grande majorité des cheminots de l’escale et du guichet était en grève, si bien par exemple qu’à cinq heures du matin la gare de Colmar était encore plongée dans le noir. Le chef d’astreinte n’aurait pas réussi à ouvrir la gare car il n’aurait pas trouvé les clefs, et la direction s’est empressée d’accuser les grévistes de la disparition de la clef…. Pas facile de faire fonctionner une gare sans cheminots !

De même pour les départs de train, des chefs ont remplacé des grévistes et étaient prêts à faire partir des trains dont les portes étaient encore ouvertes, à l’encontre des procédures de sécurité qu’ils sont chargés de faire respecter.

En matinée les grévistes se sont retrouvés en assemblée générale et ont décidé de reconduire cette opération gare morte vendredi 29 octobre.

Usine d’incinération – Eurométropole de Strasbourg :  Comment Séché fait du profit avec des ordures

Echo d'entreprise
19/10/2021

À l’usine d’incinération Sénerval de l’Eurométropole de Strasbourg, il y a trop de déchets pour le nombre de fours en fonctionnement, du coup les déchets s’accumulent et débordent sur le quai de déchargement.

Celui-ci devient sale et glissant, et la semaine dernière deux camions ont connu des incidents car ils ont dérapé. Aussi bien pour les chauffeurs de l’Eurométropole que pour les salariés de l’usine c’est dangereux. La situation est connue pour être problématique depuis longtemps, les incidents techniques sont réguliers.

Cette usine fonctionne dans le cadre d'une délégation de service public. Depuis des années les élus locaux confient l’incinération des déchets de l’agglomération à cette filiale du groupe Séché Environnement, un des leaders du traitement des déchets en France. Depuis des années ni les élus locaux ni les dirigeants de Sénerval ne sont très regardants en ce qui concerne les conditions de travail dans cette usine.

Pas étonnant qu'avec de telles pratiques, la famille Séché, principal actionnaire du groupe, soit parmi les plus riches de France avec selon le magasine Challenges une fortune estimée à 265 millions d'euros en 2021, en hausse de 110 millions par rapport à 2020.

Gare de Strasbourg :  La coupe est pleine

Echo d'entreprise
12/10/2021

quai 1 de la gare de Strasbourg

Mercredi 6 octobre, toute la journée, l’accès au quai 1 de la gare de Strasbourg a été condamné pour permettre l’arrivée d’un train spécial et la présence d’officiels en gare. Pendant que petits et grands chefs dégustaient champagne et petits fours, pour les usagers qui devaient prendre leur correspondance via ce quai, et qui n’avaient pas été prévenus,  mieux valait savoir courir.

Farandou, patron de la SNCF, et star des plateaux télévision, a fait une courte apparition en gare à l’occasion de cette journée. En passant tranquillement devant la cantine, il s’est fait interpeller par un groupe de cheminots syndiqués venus lui demander des comptes sur les 3000 suppressions de postes annoncés sur BFM et les 3200 euros de salaires que chaque cheminot toucherait selon lui en moyenne par mois.

Une rencontre à laquelle il a vite coupé court, énervé. Ce qu’elles sont susceptibles ces stars…

SNCF :  Perturbation du trafic pour cause de... suppressions d’emplois

Echo d'entreprise
19/01/2021

Vendredi matin dernier, aucun TER ne circulait dans la région en raison des chutes d’arbres et des problèmes électriques liés à la neige. Les perturbations ont duré plusieurs jours.

Si ce genre de problèmes a toujours existé, aujourd’hui ils prennent une ampleur démesurée. Quand le nombre d’emplois dédiés à l’entretien des voies et du matériel fond comme neige au soleil, il ne faut pas s’en étonner.

Eurométropole de Strasbourg :  La direction cherche à masquer… son irresponsabilité

Echo d'entreprise
15/04/2020

(source : wikimedia)

La semaine dernière, la direction de l’Eurométropole de Strasbourg a enfin décidé d’équiper en masques les agents qui travaillent à la collecte des déchets. Il lui aura fallu près de trois semaines. Et il lui aura aussi fallu revenir sur ce qu’elle disait : en effet, quelques jours avant cette décision elle argumentait encore sur le fait que des masques n’étaient pas nécessaires, en s’appuyant sur l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique. La ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, s’était appuyée sur le même avis pour déclarer qu’« il n’y a pas besoin d’avoir des équipements de protection particuliers ».

Preuve qu’elle n’assume pas vraiment sa politique, quand le journal les Dernières Nouvelles d’Alsace a demandé à pouvoir suivre des agents de la collecte, la direction a donné son feu vert… à condition que cela se déroule après la fourniture des masques !

Schaeffler – Haguenau :  Les patrons organisent le déconfinement avant l’heure

Echo d'entreprise
14/04/2020

Depuis une semaine, l’usine Schaeffler d’Haguenau, qui compte en temps normal près de 2000 salariés et fournit roulements et pièces pour l’industrie automobile, reprend sa production. L’effectif sur le site atteint au moins les 400 personnes.

Un syndiqué CGT de l’usine, cité par les DNA de ce jour, raconte : « d’un côté on me dit de rester confiné à la maison, je fais mes courses au drive pour ne croiser personne, et de l’autre je côtoie des centaines de collègues… pour faire de la ferraille ! Ce n’est pas tout à fait logique ! »

Schaeffler, c’est un trust qui compte de près de 80 000 salariés, qui a fait plus de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, et qui permet à la famille Schaeffler, principal actionnaire, d’être une des premières fortunes d’Allemagne. Dans le cadre de la société capitaliste, cette puissance économique donne à un groupe comme Schaeffler le droit d’imposer sa logique, celle du profit, qui n’est effectivement pas celle de la santé des travailleurs.

 

SNCF :  Un président qui ne manque pas d’air

Echo d'entreprise
31/03/2020

manifestation du 28 décembre contre la réforme des retraites

Le 27 mars, le président de la SNCF Farandou s’est adressé à tous les cheminots dans un communiqué. Comme il est de bon ton de le faire en ce moment, il a invoqué l’unité nationale et la continuité industrielle. Il n’a pas reculé devant les phrases ronflantes comme « nous sommes tous SNCF » ou « les cheminots font de grandes choses quand ils savent qu’ils servent l’intérêt général ».

C’est pourtant grâce à lui et à ses prédécesseurs que les cheminots travaillent sous divers statuts dans quatre sociétés anonymes distinctes, et que le recours à la sous-traitance ne cesse de croître.

Et pour ce qui est de l’intérêt général, celui de la population et des travailleurs, les cheminots l’ont défendu par deux mois de grève contre une réforme des retraites qui appauvrira  les familles populaires, et que soutenait  Farandou…