A Limoges, la jeunesse aussi dans la lutte

Brève
01/02/2023

Devant le lycée Gay Lussac au petit matin

Mardi 31 janvier, dès 6h30 des lycéens soutenus par des étudiants et des jeunes travailleurs ont barricadé les grilles du lycée Gay-Lussac. Pendant une heure environ, entre 7h30 et 8h30 des poubelles avaient été entassées à l’entrée de façon à rendre le passage impossible pour environs 300 lycéens. Cela a laissé le temps de discuter, d’organiser des ateliers : banderoles, pancartes, et de diffuser l’information du rassemblement à 13h30 devant les galeries Lafayette .

Malheureusement ce blocage a vite été démantelé sous la pression de l’administration et des policiers présents. Par la suite les plus motivés, pas découragés, ont fait le tour d’autres lycées pour les appeler à les rejoindre dans la rue.

Au départ de la manifestation, une centaine de jeunes se sont rassemblés en cortège derrière leur banderole : "Retraites, Climat, Inflation, Guerres, on a raison de se révolter ".. Des slogans ont été chanté tout au long de la manifestation, y compris contre le capitalisme, et la société : « Les jeunes dans la misères, les vieux dans galère. De cette société là, on en veut pas ! » Ce qui a permis d'insuffler du dynamisme au défilé !

Bien que leur présence sur la manifestation à Limoges soit encore minoritaire, les jeunes ont réussi à mobiliser. La lutte n’est pas fini et ils continuent à s’organiser pour faire davantage bouger les lycées et les facs !

Manifestation à Bordeaux

Plus nombreux encore

Brève
31/01/2023

A Bordeaux, la manifestation du 31 janvier a rassemblé plus de monde que le 19, 75 000 au lieu de 60 000 selon la CGT. La manifestation est partie de l’immense place des Quinconces et a occupé le centre-ville pendant près de 4 heures. Des travailleurs de plusieurs grandes entreprises avaient une banderole, comme Dassault, Magna, CGI, la CARSAT, les Ports et Docks, les cheminots… mais de nombreux travailleurs de petites entreprises étaient venus en bleu. Chez Magna, ex-Ford à Blanquefort, dont l’existence est menacé, la grève a mobilisé les deux tiers des 700 ouvriers. Et le cortège avait trouvé cette fois-ci le renfort de centaines d’étudiants, notamment de Science Po et de lycéens, certains ayant bloqué les entrées de leur établissement.

Manifestation à Périgueux

Un nouveau succès !

Brève
31/01/2023

La manifestation du 31 janvier a été encore une fois particulièrement massive. Près de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville pendant près de 2 heures, la police comptant 1 000 manifestants de plus par rapport au 19 janvier. La grève a été très suivie à la SNCF. La gare était une nouvelle fois fermée, les ateliers du Technicentre Industriel Charente Périgord presque vides. Dans les cortèges, de nombreux travailleurs, aides-soigantes des hôpitaux, employées des crêches ou vendeurs dans le commerce, sont venus par petits groupes se mêlant aux cortèges syndicaux.

Les lycéens étaient cette fois plus nombreux. Après avoir fait le tour de plusieurs lycées de la ville à partir de 8h, 80 lycéens se sont retrouvés dans un cortège dynamique, scandant entres autres : « les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on en veut pas, de cette société-là ». Dans le reste du département, à Sarlat et à Bergerac, les manifestations ont elles aussi rassemblé plus de participants. Beaucoup discutaient déjà de la suite, comme le criaient les lycéens : « ce n’est qu’un début, continuons le combat ».

AVEC (Aide à la personne)

Le patron mis en examen

Brève
27/01/2023

Les salariés d’Agapa, organisme assurant l’aide à domicile dans plusieurs communes de la Gironde (Mérignac, Biganos, Néac, Galgon), ont eu la surprise de recevoir le 9 janvier un e-mail de leur responsable les informant que le PDG du groupe Avec, dont dépend leur structure, était mis en examen pour prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics.

Renseignement pris, la plainte émane des syndicats CGT et FO du Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble, établissement racheté par le groupe Avec en 2020. Les syndicats ont mis au jour des mécanismes par lesquels ce groupe privé ponctionne la trésorerie de l’établissement, sous prétexte de services inexistants ou d’emprunts jamais remboursés.

Ce groupe possède douze cliniques en France, des Ehpad et résidences pour séniors, dont une en Charente-maritime, et des dizaines d’organismes d’aide à la personne dont une dans les Landes et deux dans les Pyrénées-Atlantiques. Il fait plus de 500 millions de chiffre d’affaire.

Afin de rentabiliser son affaire, pour les intervenants à domicile, le plus souvent des femmes, ce sont les prestations chronométrées, les soins à réaliser à la va-vite, les heures non payées en-dehors des prestations, les frais de véhicule, de repas et même de blouse à leur charge.

Les Ehpad et les soins à domicile sont de plus en plus placés entre les mains d’aigrefins de la finance, et cela se fait au détriment des salariés et des personnes prises en charge.

Périgueux

Une journée de mobilisation réussie qui en appelle d'autres

Brève
20/01/2023

En Dordogne, la grève a été particulièrement suivie à la SNCF et dans l'éducation. Aucun train ne circulait sur les lignes, de nombreuses écoles étaient fermées. Le matin du 19 janvier, des piquets de grève se sont positionnés devant le centre postal de Trelissac, devant l'hôpital ou les ateliers SNCF de Périgueux où une quarantaine de cheminots s'étaient donnés rendez-vous dès 7h du matin. 

À 9h, 120 cheminots de la voirie, de la traction et des ateliers se sont retrouvés devant la gare fermée avant de partir en manifestation jusqu'au centre ville. La manifestation dans le centre ville a réuni près de 10 000 personnes, du jamais vu depuis 1995 selon la presse locale. Il y avait des travailleurs du public comme du privé mais aussi des petits patrons, des retraités ou des lycéens particulièrement dynamiques qui criaient entre autres : "les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on en veut pas de cette société là" . Ailleurs dans le département plus de 1 000 personnes se sont retrouvées à Sarlat, plus de 2 000 à Bergerac. 

Pour beaucoup, c'était la première manifestation de leur vie. L'idée de se retrouver en force a renforcé le moral et déjà, les discussions portaient sur la suite. Comme le scandaient certains : "aujourd'hui dans la rue et demain on continue".