Ardèche

Accueil des réfugiés : bienvenue à tous !

Brève
15/05/2022

Pour le gouvernement, tous les réfugiés venant d'Ukraine ne sont pas les bienvenus. Douze jeunes africains, qui étudiaient en Ukraine, sont arrivés à Darbres en Ardèche, mi-mars, avec d'autres réfugiés ukrainiens. Mais, contrairement à ces derniers, il n'est pas question de les accueillir dans la durée. Le préfet d'Ardèche veut les expulser fin mai. Ils ont le droit de faire une demande d'asile... qui leur sera refusée comme l'affirment les associations qui les soutiennent.

Le racisme envers les travailleurs et les jeunes étrangers : voilà bien une des « valeurs » que les responsables de cet État au service de la bourgeoisie partagent entre eux.

Maternité de Rillieux-la-Pape (Métropole de Lyon)

Les profits avant les bébés

Brève
14/05/2022

La direction de Natecia a annoncé la fermeture de la maternité privée de Rillieux dès le 1er juin. Elle met en avant une baisse du nombre de naissance mais la vraie raison est ailleurs : Natecia ne gagne pas assez d'argent avec cette maternité à taille humaine.

Cynique, le directeur général a déclaré au maire : "nous ne sommes pas là pour sponsoriser les naissances à Rillieux-la-Pape". Ce maire, de droite, prend dans la figure les conséquences des réformes successives qui ont confié la santé à des groupes financiers. Mais ce sont les femmes enceintes du secteur qui vont être obligées d'aller plus loin pour accoucher.

Pierre-Bénite (Rhône) - Pollution aux perfluorés

ARKEMA et DAIKIN dans le collimateur

Brève
13/05/2022

L'usine Arkema de Pierre-Bénite

     La publication par la presse d’une enquête sur la pollution du sol, de l’air et de l’eau par les perfluorés a révélé les dangers d’utilisation de composés chimiques dangereux par les grands groupes industriels.

     Pour les travailleurs d’Arkema, le sujet n’est pas nouveau. Un bon nombre ont été exposés aux perfluorés depuis 40 ans, et sont encore suivis sur le plan médical. Mais, personne n’avait réalisé l’ampleur du problème, ni son impact sanitaire sur une échelle aussi large.

     La direction d’Arkema affirme que ces produits ne sont plus utilisés aujourd’hui. Pour en être certains, il faudrait avoir accès à toutes les informations. C’est loin d’être le cas, tant l’opacité maintenue par les industriels sur la dangerosité des produits qu’ils utilisent est épaisse. Et même si cette pollution était liée à d’anciennes activités, cela n’exonérerait pas la direction d’Arkema de ses responsabilités. En attendant, ce sont les travailleurs du site et les habitants des communes environnantes qui risquent pour leur santé.

 

Toray films Europe– Saint-Maurice de Beynost (Ain)

Rattrapage de salaire imposé par la grève

Brève
12/05/2022

Après le vote de la reprise

Après 4 jours de grève et l'arrêt complet de quatre lignes de production, les ouvriers et techniciens grévistes de l'usine Toray ont voté la reprise du travail. Sous la pression des grévistes, la direction a concédé une augmentation générale de 78 euros bruts, rétroactive au 1er janvier, qui s'ajoute aux 22 euros qu'elle avait eu le culot de proposer au titre des augmentations annuelles 2022. Elle a également porté de 350 à 850 euros la prime qui sera versée en juillet.

Les travailleurs ont pu imposer au patron leur propre calendrier pour discuter des salaires. Et l’unité entre les ouvriers postés en 5x8 et les techniciens à la journée est un autre acquis de cette grève.

Bien sûr, les 100 euros d'augmentation seront très vite rattrapés par l'inflation qui s'envole et qui s'annonce durable. Les grévistes en sont bien conscients. En décidant de reprendre tous ensemble, beaucoup ont voulu affirmer qu'il fallait se tenir prêts à repartir en grève dans les prochains mois si les prix continuent de grimper.

Toray films Europe– Saint-Maurice de Beynost (Ain)

Grève pour les salaires

Brève
10/05/2022

Rassemblement des grévistes devant l'usine

Lundi 9 mai, à l’usine Toray (films plastiques) à Saint-Maurice de Beynost, les travailleurs postés ont entamé une grève. Quatre lignes sont à l'arrêt et les techniciens de production et de maintenance, qui travaillent en journée, sont eux aussi en grève, ce qui est notable. Le 10 mai, une assemblée générale a établi une liste de revendications, dont 300 euros d'augmentation et des embauches pour remplacer les départs.

Depuis quelques semaines, face aux prix qui flambent, les discussions sur les salaires animaient les ateliers. La décision de la direction du groupe d'accorder une augmentation de 100 euros aux travailleurs de l'usine Toray de Pau, après une simple menace de se mettre en grève, a renforcé les partisans de la grève.

Toray, comme toutes les entreprises, fait des profits mais bloque les salaires. Ainsi la dernière augmentation générale, en janvier, n'était que de 0,9 % ! Alors que les prix flambent, se mobiliser collectivement pour défendre nos salaires, est la seule façon de nous protéger.