Le camp des travailleurs : priorité de Lutte ouvrière

Article de presse
25/11/2015

 

Parce que “ quelle que soit la présidence du conseil régional, le sort des travailleurs ne va pas changer ”, Lutte ouvrière en fait son programme.

 Ils l'avouent : « On n'a pas de programme spécifique à la région Centre-Val de Loire, car les problèmes rencontrés par les travailleurs sont les mêmes dans toutes les régions. Quelle que soit la présidence, leur sort ne va pas changer. » Les membres de la liste Lutte ouvrière se présentent donc dans toutes les régions, pour faire entendre le camp des travailleurs.

 « Ce qu'on constate sur le terrain, c'est l'écœurement de la classe ouvrière », précise encore Claude Lamy, tête de liste en Loir-et-Cher (lire ci-dessous). Ils s'adressent donc à ceux qui veulent un autre choix « pour permettre aux électeurs qui en ont assez des politiciens qui servent la soupe à la bourgeoisie de s'exprimer », autour d'un programme national de lutte contre le chômage. Basé sur trois axes :
 « La suppression complète des licenciements, dont l'interdiction doit être imposée et accompagnée du partage du travail entre tous sans diminution de salaire ; une augmentation des salaires indexée sur la hausse réelle du coût de la vie ; et enfin la levée du secret des affaires ». Un programme de lutte donc, « car la politique, depuis des décennies, est placée sur le terrain de la lutte des classes ».
Prenant pour exemple le symbole du conflit d'Air France, ils dénoncent « la politique patronale », que ce soit celle du gouvernement… comme du Front national.

" Un vote sans ambiguïté "

 « Les gens ont perdu leurs illusions, certains se réfugient dans l'abstention, ce qui n'est pas une solution. D'autres sont prêts à accorder leur soutien au Front national, ce qui n'est évidemment pas non plus la solution. Nous proposons un vote sans ambiguïté, contre le gouvernement et opposé au Front national. » Selon lui, la politique actuelle du gouvernement Hollande, tout comme l'alternance droite gauche des dernières années « n'est pas étrangère à la montée du FN… Regardez, le vote des étrangers : encore une fois abandonné. Ils piétinent tous dans les mêmes plates-bandes. »
Pour Claude Lamy, « les problèmes se régleront ailleurs que dans les urnes, mais les votes pour Lutte ouvrière marqueront les revendications vitales de la classe ouvrière ». Il prône « une autre organisation de la société » et espère bien sûr le meilleur score possible, sans toutefois le chiffrer, pour « avoir des élus régionaux qui seront les yeux et les oreilles des travailleurs ».
Pour mener campagne, en plus des réunions publiques, ils iront au contact des travailleurs, à l'entrée des usines « pour l'échange direct… ce qui n'est guère différent de nos activités habituelles. Il faut retrouver le chemin de la lutte. »

la liste

1. Claude Lamy, 2. Catherine Moreau, 3. Olivier Trancart,
4. Nadège Lamy, 5. Fabrice Langlais, ; 6. Francesca di Pietro, 7. Patrice Morin,
8. Sylvie Thiebaut, 9. Jean Martin, 10. Madeleine Chiaesses, 11. Alain Lombard, 12. Marie-Madeleine Lauret.

N.M.