Toujours " faire entendre le camp des travailleurs "

Article de presse
18/11/2015

De gauche à droite : Loïc Bieuzen, Jean-Pierre Ducourtial, Véronique Gélinaud, Élisabeth Milon, Odile Chantôme, Georges Delpierre.

Le résultat n’importe finalement pas tant que cela pour les candidats de Lutte ouvrière. L’essentiel est d’être présent pour continuer à faire entendre la voix des travailleurs.

Le leitmotiv des neuf Indriens qui composent la liste menée par Véronique Gélinaud : faire entendre les « exigences et les intérêts des travailleurs dans ces élections régionales ». Ils appellent les électeurs à « rejeter le Parti socialiste, la droite et le Front national, qui sont tous dans le camp du patronat ».

La liste

 1. Véronique GÉLINAUD
aide-soignante,
Châteauroux.
 2. André CHANTOME
maçon,
Châteauroux.
 3. Silvina FERNANDÈS
aide-soignante,
Issoudun.
 4. Loïc BIEUZEN
instituteur,
Châteauroux.
 5. Odile CHANTOME
employée
de télécommunication,
Déols.
 6. Georges DELPIERRE
employé retraité,
Buzançais.
 7. Nathalie DOISEAU
aide à domicile,
Niherne.
 8. Jean-Pierre DUCOURTIAL
retraité,
Châteauroux.
 9. Élisabeth MILON
enseignante retraitée,
Châteauroux.

le programme de la liste

> ENVIRONNEMENT

« En matière d'écologie, le réel problème est le capitalisme. Pour l'environnement, tous les politiciens qui se sont succédé au gouvernement sont des défenseurs du capitalisme et ils ne préconisent fondamentalement qu'une solution : taxer la population.
« Prenons l'exemple du diesel. Un rapport remis au Sénat estime à 100 milliards d'euros par an le coût de la pollution. Chaque année, près de 50.000 personnes décèdent prématurément à cause de la pollution. Personne n'est épargné, des ouvriers empoisonnés au travail aux enfants respirant des particules fines sur le chemin de l'école.

« Face à ce fléau, la gauche comme la droite veulent surtaxer le diesel. Autrement dit, ils veulent vider encore un peu plus les poches des salariés. Le meilleur moyen de défendre l'environnement est d'empêcher le capitalisme de nuire et faire payer les industriels pollueurs et tueurs. »

 

> TOURISME

« Si par développement du tourisme on entend donner la possibilité à l'ensemble de la population, notamment travailleuse, de voyager et d'accéder aux loisirs, nous sommes pour. Mais la réalité est que de moins en moins de travailleurs ont cette possibilité. Plus de la moitié de la population de ce pays ne part plus en vacances aujourd'hui, car son pouvoir d'achat ne cesse de diminuer.

« Avec la crise économique, l'État fait payer aux classes laborieuses le remboursement d'une dette dont elles ne sont pas responsables. Il laisse le grand patronat licencier, imposer de bas salaires et aggraver les conditions de travail de ceux qui ont encore un emploi. Face à la pauvreté qui s'accélère et les multiples problèmes qu'ils doivent affronter, les travailleurs n'ont souvent pas les moyens de faire du tourisme.

« Il faudrait donc commencer par imposer une augmentation générale des salaires et des pensions pour rattraper le manque à gagner de ces dernières années. Puis, il faudrait indexer les salaires et les pensions sur l'augmentation des prix afin de ne pas voir de nouveau se creuser l'écart entre les deux. Cela ne se fera pas sans une mobilisation profonde de l'ensemble du monde du travail. »

 

> TRANSPORTS RÉGIONAUX

« Les transports publics, utiles à la population laborieuse pour se rendre à son travail, se dégradent de plus en plus. La SNCF s'est délestée de la gestion des TER sur les Régions, sans que les financements suivent. Elle ose même argumenter que ces lignes ne sont pas rentables alors que c'est elle qui en détourne les usagers en diminuant les moyens, l'entretien, le personnel, rendant ce transport de moins en moins pratique.

« Depuis des années, elle délaisse le réseau secondaire, celui qui est le plus utile à la population, pour privilégier le réseau à grande vitesse ; et les tarifs ne cessent d'augmenter. La SNCF devient de moins en moins un service public pour devenir un service commercial à la recherche de la rentabilité. On se retrouve avec de plus en plus de lignes remplacées par des cars, ce qui augmente les temps de trajet, les risques d'accidents de la route, sans parler de la pollution. Le gouvernement laisse tomber les transports en commun, à commencer par le train, pour faire des économies. Cela satisfait au passage, les grandes compagnies pétrolières, les fabricants automobiles, des concessionnaires d'autoroute, et récemment avec la loi Macron, les compagnies de cars. Il ferme des gares dites secondaires, obligeant les habitants à prendre leur voiture pour se rendre à leur travail, ce qui occasionne des frais et de la fatigue supplémentaires. Il favorise le développement de réseaux autoroutiers, mais laisse aux collectivités locales le soin d'entretenir, à leurs frais, les routes départementales ou communales. Cette dégradation rejoint d'ailleurs celle des autres services publics indispensables, éducation, santé, logement social, etc., l'État faisant des économies sur tous ces secteurs pour distribuer des milliards aux banques ou aux grandes entreprises capitalistes sous prétexte de les " sauver " ou de les " aider à surmonter la crise ". Pour mettre fin à ce gaspillage et pour obtenir que l'argent public aille aux services publics, il ne suffira d'un changement de président de Région, mais il faudra une mobilisation profonde des travailleurs qui se battent pour défendre leurs intérêts. »

 

© La Nouvelle République - Indre (18/11/2015)