Indre-et-Loire

SKF : des débrayages efficaces

Brève
15/05/2022

         A l’usine de Saint Cyr-sur-Loire, la CGT poussée par le ras le bol et l’inquiétude des travailleurs des ateliers Automotive et DGBB, leur a proposé des assemblées dans chacune des équipes.

         Le mardi 3 mai, environ deux cents personnes se sont ainsi rassemblées et ont exprimé leur volonté que des intérimaires soient embauchés pour les soulager du travail de plus en plus intensif et des tâches de plus en plus nombreuses. C’était aussi une réaction à l’annonce de la direction envisageant de baisser de 6 à 4 le nombre des ouvriers sur les lignes du secteur dit DGBB.

         Lors de ces AG, des travailleurs des services méthodes, maintenance et assistance technique ont participé, ce qui n’est pas très fréquent. On y a vu aussi plusieurs intérimaires.

         Le lendemain, lors de nouvelles réunions, la CGT faisait savoir que la direction ne comptait rien faire. Devant le mécontentement, les délégués choisirent alors d’appeler à débrayer 1 heure le jeudi dans chaque équipe.

         C’est ainsi qu’une centaine de travailleurs des équipes du matin et normale se sont retrouvés dehors ensemble. Plusieurs dizaines d’autres en ont fait autant sur l’équipe d’après-midi. Chacun a pu raconter aux autres ses problèmes, liés à la surcharge de travail, à la pression des chefs ou aux inquiétudes quant au maintien des postes de travail. Nombreux parmi ceux qui participaient à ce débrayage exprimaient la nécessité que les intérimaires soient embauchés, car leur turn over permanent suscite beaucoup de ras le bol et les espoirs sont réels parmi ces collègues en situation de précarité.

         Finalement dans l’après-midi même, la direction cédait sur 20 embauches d’intérimaires d’ici au mois de septembre. De plus, elle s’est sentie contrainte d’annoncer le gel des suppressions de postes prévues sur les lignes des DGBB et de faire un effort  en direction des services méthodes ou d’assistance technique.

         Il restera bien sûr à vérifier que les promesses deviennent réalité, en attendant, le sentiment d’avoir fait reculer le patron et d’avoir obtenu la promesse d’embauches espérées depuis longtemps a réjoui tout le monde.

Elections législatives dans le Loiret

Les candidats de Lutte ouvrière dans la presse

Brève
14/05/2022

Mairie de Tours et Tours Métrople

Le mouvement continue

Brève
10/05/2022

les grévistes devant le dépôt de la Propreté urbaine

Le mouvement contre la suppression des jours de congé et pour l’augmentation du pouvoir d’achat a démarré par une grève jeudi 5 mai. Ce jour-là les grévistes des deux collectivités ont décidé d’appeler à une nouvelle journée de grève lundi 9 mai et de se retrouver tous ensemble à 9 heures sur la place devant l’hôtel de ville. Ils se sont donné l’objectif d’utiliser ce laps de temps pour rallier d’autres grévistes au mouvement. En particulier les agents de la collecte des ordures ménagères du dépôt de Tours-Nord, en grève ce jour-là à 80 %, et qui voulaient essayer d’entraîner leurs collègues des deux autres dépôts.

Le lundi 9 mai, la journée des grévistes de Tours-Nord a commencé tôt. 30 agents se sont retrouvés à 5 h au dépôt de Tours-Centre. D’autres étaient à Tours-Sud et les ont rejoints ensuite. Pendant une heure, les grévistes ont discuté, ont cherché des arguments pour convaincre leurs collègues qui n’avaient pas fait grève le jeudi précédent. Et ils l’ont emporté ! La quasi totalité du dépôt a finalement décidé de faire grève. Les agents qui s’étaient mis en tenue de travail sont retournés se changer. Dans la foulée, ils sont allés voir les égoutiers qui embauchent juste à côté, et ils les ont entraînés eux aussi ! Ils étaient 100 quand ils sont arrivés au dépôt de la Propreté Urbaine. Vu leur nombre, ils n’ont pas eu beaucoup de mal à convaincre les agents de ce service de rejoindre le mouvement.

À 9 heures, entre 250 et 300 agents des deux collectivités se sont retrouvés sur la place devant l’hôtel de ville. Là, ils ont discuté ensemble de la suite du mouvement. Il a été décidé d’appeler à la grève le jeudi 12. Une forte minorité continuant le mouvement pour préparer cette journée. Ils sont ensuite partis en manifestation jusqu’au siège de la métropole.

Mardi 10 mai, les grévistes de la collecte se sont retrouvés comme la veille à 5 heures. De leur côté les agents de la Propreté Urbaine décidaient de se mettre en grève le jour-même sans attendre jeudi. Les grévistes revendiquent le maintien de leurs jours d’ancienneté et une augmentation de 300 euros, ainsi qu’une prime annuelle de 1500 euros. La métropole qui refuse de discuter tant que la grève dure, attise plutôt les choses. Les grévistes s’organisent pour aller voir leurs collègues d’autres secteurs comme les Parcs et jardins pour les entraîner dans la grève. Ils sont déterminés pour tenir jusqu’à la journée de jeudi où ils vont se retrouver avec les agents de la ville de Tours.

Mairie de Tours et Tours Métropole

Non à l’augmentation du temps de travail

Brève
05/05/2022

Rassemblement devant la mairie

Le personnel de la ville de Tours était en grève ce jeudi 5 mai pour protester contre la suppression des jours d’ancienneté (qui peuvent aller jusqu’à 5 jours). Déjà en mars, lors d’une heure d’information syndicale, l’assemblée du personnel s’était prononcée contre, et avait décidé de faire circuler une pétition : contre la suppression des jours de congé et pour une augmentation du pouvoir d’achat. Pétition signée par 1400 personnes.

La veille de la grève, la mairie EELV a présenté le nouvel emballage avec lequel elle voudrait bien faire passer ses attaques : allongement de la journée de travail pour récupérer deux RTT, et suppression des trois autres jours qu’elle paierait à raison de 1/30ème du salaire par jour supprimé.

Tous services confondus, 300 personnes se sont retrouvées le jeudi 5 dans la cour de la mairie puis dans une salle où le maire est venu s’expliquer. En gros, c’est pas lui qui a fait la loi des 1607 heures, il faut demander des comptes à la préfecture. Et travailler 6 minutes de plus par jour, c’est pas grand chose...

Il s’est fait huer. Plusieurs agents sont venus raconter leur épuisement et leur refus d’en faire davantage. D’autres ont raconté combien le travail est usant, d’autant plus quand on prend de l’âge, d’où l’importance des jours d’ancienneté.

Dans la même matinée, 150 agents de la Métropole étaient réunis de leur côté pour les mêmes raisons : refus de la perte des congés d’ancienneté.

Agents de la mairie de Tours et agents de la métropole se tenaient au courant de leurs discussions. Ils ont décidé de se retrouver ensemble en grève le lundi 9 mai.

L’Éducation Nationale, agent recruteur des patrons

Brève
04/05/2022

            La Délégation Académique à la Formation Professionnelle Initiale et Continue (DAFPIC) vient de faire parvenir au personnel des lycées professionnels de l’académie d’Orléans-Tours, un mail du groupe pharmaceutique Sanofi.

            La multinationale y annonce une « tournée de recrutement » d’« alternants », c'est-à-dire d’apprentis, par centaines, « pour la rentrée 2022 ». Une partie d’entre eux seraient recrutés pour l’usine de Tours, une autre partie pour celle de Montargis-Amilly.

            Ainsi, l’Éducation Nationale se transforme en agence de recrutement au service d’un groupe capitaliste pour faire cheminer les lycéens plus rapidement vers un emploi peu payé.  Ce n’est même pas pour que cela coûte moins cher à l’Etat que la formation scolaire, car au contraire il paye les patrons rubis sur l’ongle pour ces apprentis, et ils n’ont ainsi quasiment pas de salaire à débourser.

            Solliciter les lycées d’enseignement professionnel pour remplir plus rapidement les poches des patrons de Sanofi ou autres, avec une main d’œuvre jeune et peu coûteuse, ne serait-ce pas en plus  un moyen de vider ces lycées … et d’en finir bientôt avec eux ?