Reims

Lycée Roosevelt – La colère ne retombe pas

Brève
17/06/2022

À la suite du débrayage qui a eu lieu il y a une vingtaine de jours, une trentaine d’enseignants du lycée Roosevelt a fait grève le jeudi 9 juin pour dénoncer les classes surchargées et le manque d’AED à la vie scolaire.

Après un petit tour à l’intérieur du lycée pour faire entendre leur motivation à ne pas se laisser faire, les enseignants se sont rendus dans la même ambiance à travers les rues de Reims jusqu’au Rectorat.

Une délégation y a été reçue pour s’entendre dire qu’il est urgent d’attendre le 1er Juillet pour voir s’il est possible de dédoubler quelques classes des filières technologiques dans seulement quelques matières !

Bien conscient qu’il faudra être plus nombreux pour gagner sur ces revendications d’effectifs réduits qui concernent tous les lycées, cette nouvelle journée d’action a permis de montrer que même minoritaires les enseignants grévistes sont déterminés à se faire entendre.

Lycée Roosevelt - Reims

Coup de colère des enseignants

Brève
22/05/2022

Face aux difficultés de faire cours du fait des classes surchargées, et suite à un mail de menace reçu par une collègue, une soixantaine d’enseignants de Roosevelt ont débrayé de 10h à 11h jeudi 19 mai, emmenant leurs classes respectives dans la cour de l'établissement.

Avec les élèves, ils y ont alors scandé des slogans revendiquant de pouvoir travailler dans de bonnes conditions et, faute de vouloir venir s'expliquer devant tout le monde, le proviseur a reçu une délégation. Alors que le rectorat prévoit de supprimer les derniers dédoublements existants dans les filières technologiques, ce qui signifie des classes en permanence à 36, les enseignants réclament au contraire le maintien de ces dédoublements et des embauches de personnel, notamment à la Vie scolaire.

Contents de s’être fait entendre, voir et soutenir par les élèves qui ont relayé l'information sur les réseaux sociaux, les collègues mobilisés évoquent déjà une suite et espèrent que l'initiative fasse tache d'huile.

Contrat d’engagement jeune : toujours précaire et moins rémunéré

Brève
06/03/2022

Annoncé en juillet 2021 par Macron, le dispositif Contrat d’engagement jeune (CEJ) succède au dispositif Garantie jeune (GJ) depuis le 1er mars.
D’une durée de six à 12 mois, ciblé sur les 16-25 ans, le dispositif prévoit le versement d’une allocation maximale de 500 euros par mois, en fonction des ressources du jeune et de sa famille. Elle ne sera que de 200 euros pour les mineurs. Évidemment cette allocation ne sera pas cumulable avec le RSA ou une autre allocation. Ainsi, le remplacement du dispositif GJ par le CEJ, a donné l’occasion de réduire la rémunération des jeunes.
Fort soucieux de traquer les profiteurs quand ils ne sont pas patrons et milliardaires, le gouvernement précise bien que cette aumône ne sera versée que « sous condition de respecter ses engagements ». Le jeune devra donc fournir de 15 à 20 heures par mois, sous forme d’ateliers collectifs ou de stages d’immersion en entreprise accomplis avec assiduité.
Autre innovation, jusque-là les jeunes en Garantie Jeune étaient suivis par les Missions Locales. Pour le CEJ, Pôle emploi va maintenant concurrencer les Missions locales qui devront mettre en place davantage d’activités, sans moyen supplémentaire en personnels et en locaux. Sans que cela se traduise par plus d’efficacité, bien au contraire.
Même si le but n’est pas de faire disparaître ces jeunes des chiffres du chômage, ce dispositif n’offre guère d’avenir aux jeunes. Au bout de six mois à un an, ils reviendront à la case départ.

Reims

Périscolaire en colère

Brève
22/12/2021

Mardi 14 décembre, 120 grévistes des écoles de la ville de Reims se sont rassemblés devant l’hôtel de ville pour manifester leur colère.

Animatrices et animateurs, coordinateurs ou « atsem », tous sont employés par la mairie pour prendre en charge les enfants lors des temps dits « périscolaires », avant et après les cours. Fonctionnaires territoriaux, embauchés ponctuellement par contrat ou carrément comme vacataires, sans aucun droit à congés payés ni arrêt maladie, tous tombaient d’accord pour constater, par-delà les revendications propres à chaque situation, que leurs problèmes se résumaient à des effectifs insuffisants et à des salaires trop bas.

Ils ont saisi l’occasion d’un appel national à la grève pour réclamer des embauches et des augmentations. Comme dans bien d'autres villes, la grève a été majoritairement suivie avec 360 grévistes. La municipalité, débordée par cette mobilisation imprévue, a été contrainte d’organiser à la dernière minute l’accueil des enfants à la cantine avec les moyens du bord.

L'information à réjoui les grévistes qui ont décidé dans la foulée d'aller manifester joyeusement dans les bureaux de leur direction aux cris de « perisco en colère » et « Hé ho, on vient pour du boulot ! » De retour devant l’hôtel de ville, un groupe d’une quinzaine de volontaires prêts à se réunir pour organiser la suite a été élu. Rendez-vous est donc pris à la rentrée pour poursuivre la lutte !

Marne

Travailleurs du médico-social en lutte pour les salaires

Brève
11/12/2021

Mardi 7 décembre, plus de 300 travailleurs du médico-social ont manifesté devant la sous-préfecture de Reims dans le cadre d’une journée nationale d’action et de grève. Une mobilisation comme rarement le secteur en a connu ces dernières années. Ils protestent contre la dégradation incessante de leurs conditions de travail et les projets du patronat et du gouvernement de revoir à la baisse salaires et congés. La colère est d’autant plus grande que depuis le début de l’épidémie, ils ont fait face avec des moyens insuffisants.

Leur principale revendication porte sur une augmentation de 300 € pour tous ! Oui il y a urgence à imposer l'augmentation des salaires face à la flambée des prix.