Michelin :  Les travailleurs n’ont pas à faire les frais de la guerre en Ukraine

Echo d'entreprise
06/03/2022

Michelin a annoncé le jeudi 3 mars, lors d’une séance exceptionnelle du Comité social et économique, la fermeture de tous les sites de production en Europe pendant 4 jours. Le prétexte est la fermeture de l’approvisionnement en noir de carbone depuis la Russie et l’Ukraine, en attendant l’ouverture de voies d’approvisionnement dites alternatives. Le groupe paie là sa politique du zéro stock.
À La Chapelle-Saint-Luc, le site ferme le vendredi 4 mars, puis du mercredi 9 au vendredi 11 mars. À Cholet, l’usine ferme les jours autour du week-end, du 4 au 8 mars et du 11 au 14 mars…
La direction impose aux salariés de prendre des jours de repos ou congés ces jours-là. Il est inadmissible que les travailleurs paient ainsi la guerre en Ukraine pour les intérêts et profits des oligarques et capitalistes russes mais aussi ceux des groupes occidentaux et des calculs des politiciens occidentaux et de l’Otan.
Ces journées perdues viennent renforcer le refus de la direction d’augmenter les salaires au-delà de 2 %, malgré des prix qui ne cessent d’augmenter et la perspective d’une inflation galopante.
Tout cela, alors que Michelin fait des bénéfices records et ne remet pas en cause la promesse faite aux actionnaires de doubler leurs dividendes.
Mais entre servir les actionnaires en prenant sur les profits et protéger les salariés, la direction de Michelin a vite fait son choix.

Sainte-Savine (Aube) :  Grève pour les salaires à Assa Abloy

Echo d'entreprise
22/02/2022

Lundi 21 février, les travailleurs de Assa Abloy (ex-Vachette) se sont mis en grève, à Sainte-Savine comme sur les cinq autres sites du groupe. Ils réclament une augmentation de salaire.
La direction a clos la négociation annuelle obligatoire avec l’intersyndicale en ne concédant qu’une ridicule augmentation de 38 €, estimant qu’en y ajoutant la prime Gilets Jaunes, cela compenserait l’inflation de 2,8 %. Pourtant cela fait des années que les salaires sont à la traîne. En plus, elle ose se féliciter que les résultats de l’année dernière sont exceptionnels. Les prix et les profits sont en hausse mais les salaires stagnent ! Ça n’était plus supportable.
Face à des actionnaires qui n’en ont jamais assez, c’est par la lutte que les travailleurs imposeront que les salaires suivent les prix qui flambent.

Troyes (Aube) :  Les travailleurs sociaux sont têtus

Echo d'entreprise
14/12/2021

La journée d’action du 7 décembre dans le secteur social et médicosocial a été un succès dans l’Aube. Cette action suit de nombreuses mobilisations. Initiée par des collectifs de travailleurs sociaux et des organisations syndicales au niveau national, elle a été relayée surtout par les réseaux sociaux. Et quelle bonne surprise de se retrouver à 200 manifestants devant la Préfecture et le Conseil départemental, pour faire entendre les exigences des salariés : une vraie augmentation des salaires, et à commencer par les 183 euros pour tous, des embauches, des moyens budgétaires, tout cela pour améliorer nos conditions de travail pour une meilleure prise en charge et accompagnement des personnes que nous aidons.
Une soixantaine de salariés n’en sont pas restés là et se sont rendus au siège de l’Apei (Association de Parents d’Enfants Inadaptés) de l’Aube après le rassemblement à la préfecture. Le directeur général, surpris du nombre, est sorti de son bureau et a dû écouter les réclamations des salariés, en grande majorité des femmes. Celles-ci lui ont rappelé qu’il devient urgent de verser la rallonge de 183 euros à tout le monde. Ce avec quoi le DG était d’accord en paroles, mais une salariée lui a expliqué que son syndicat patronal se préparait à dénoncer la convention collective, et donc à remettre en cause la progression des salaires à l’ancienneté ! D’autres ont dénoncé la pratique de contrats à temps partiel non choisi, en disant « comment voulez-vous qu’on y arrive avec un contrat à temps partiel, alors qu’on vient de vous expliquer qu’il manque 300 euros sur les feuilles de paie de ceux à temps complets ? ». Enfin, la revendication d’une augmentation de la prime Pepa (prime exceptionnelle de pouvoir d’achat) lui a été signifiée, en expliquant que l’Apei a largement les moyens financiers de le faire.
Très contents de ces actions, et de se voir si nombreux, mais bien conscients que cette journée d’action devra avoir des lendemains, les manifestants se sont donnés rendez-vous le 11 janvier.

Agglomération de Chaumont :  Périscolaire en grève

Echo d'entreprise
26/11/2021

Plusieurs dizaines de salariés du secteur périscolaire de Chaumont, principalement des animateurs, se sont mis en grève vendredi 19 novembre.

Ils dénoncent le manque de personnel qui conduit à un sous-encadrement des enfants, notamment ceux porteurs de handicap. Ils dénoncent également le recours abusif aux contrats courts et la faiblesse des salaires.

Ils ont bien raison : il faut embaucher, répartir le travail entre tous et augmenter les salaires !

Michelin (Troyes) :  Non aux suppressions d'emplois

Echo d'entreprise
22/11/2021

Michelin vient d’annoncer la suppression de 114 postes sur le site de La Chapelle-Saint-Luc (banlieue de Troyes) avec la fermeture de l’atelier mélange. Ces suppressions d’emplois ici s’ajoutent aux 150 déjà prévues dans le cadre des 2300 postes supprimés d’ici trois ans en France.
L’activité mélange serait rassemblée sur le site de Blanzy à Montceau-les-Mines où il n’y aurait qu’une vingtaine de postes de créés.
Le prétexte est que la production à Troyes serait trop coûteuse. Pourtant Michelin annonce un chiffre d’affaires de 17,2 milliards d’euros et le président Menegaux affirme que « le groupe affiche des performances très solides »… pour des profits toujours plus grands pour les actionnaires.
La direction prétend qu’il n’y aura ni licenciement, ni « départ contraint ». Seulement des reclassements, ici à Troyes ou à Montceau-les-Mines. Mais nous n’avons aucune raison d’être rassurés. Ce seront des pressions pour nous faire accepter des changements inacceptables et une aggravation des conditions de travail. C’est inadmissible.

SNCF :  Vétusté + sous-effectif + bas salaires = grève

Echo d'entreprise
10/11/2021

Lundi 8 novembre, les cheminots étaient appelés à la grève, ce qui s'est ressenti sur le trafic des TER.

Les cheminots dénoncent le sous-effectif et le manque d'entretien du matériel. En effet, la direction, profitant du Covid, a fait en sorte de ne pas utiliser toutes les rames, pour éviter d'avoir à les entretenir. Ce manque d'entretien volontaire a fini par provoquer des pannes à répétition. Le travail est devenu plus difficile, la pression plus forte : des départs ont encore aggravé le sous-effectif, d'autant que les salaires sont au plus bas.

La réaction collective des cheminots est effectivement la seule solution pour résoudre ces problèmes.

Kéolis Chaumont :  Une grève pour les salaires et les conditions de travail

Echo d'entreprise
06/10/2021

Des salariés de la société Kéolis Cmonbus Chaumont se sont mis en grève lundi 4 et mardi 5 octobre, ils protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail et pour l'augmentation des salaires et dénoncent la politique d'économies de la direction de Kéolis. Or la société Kéolis assure le transport public, dans le cadre d'une Délégation de service public, pour l'agglomération de Chaumont avec un objectif affiché de rentabilité. Et cette dernière se garde bien de donner son avis, arguant du fait que c'est une affaire de gestion de la société Kéolis.

Les travailleurs ont bien raison de ne rien attendre de l'agglomération et de se battre pour leurs propres intérêts.

Chaumont : employés municipaux :  En grève dès la rentrée

Echo d'entreprise
24/09/2021

Les agents municipaux de Chaumont sont tous rattachés à la communauté d'agglomération. Depuis un an, les conditions de travail empirent : de nouvelles tâches apparaissent sans plus d'agents. Les contrats précaires sont toujours aussi nombreux et les salaires stagnent. Autre attaque : l'application de la loi Dussopt, qui prévoit d'obliger les fonctionnaires territoriaux à travailler plus pour le même salaire.

Une première journée de grève a eu lieu jeudi 2 septembre. 200 agents se sont rassemblés devant le siège de la Communauté d’agglomération puis sont allés devant la mairie.

Le président de l’Agglomération comme la maire de Chaumont ont botté en touche.

Pour se faire entendre et défendre leurs conditions de vie et de travail, les agents ne pourront compter que sur leur mobilisation.

Forges de Bologne :  une semaine de grève

Echo d'entreprise
30/07/2021

Aux forges de Bologne, en Haute-Marne, les salariés forgerons du département Moteur se sont mis en grève du 12 au 19 juillet. C’est le premier secteur qui doit déménager de Bologne à Chaumont, le reste de l’usine suivra au fil des mois.

L’ambiance était tendue, d’autant que ce déménagement s’accompagne de louanges de tout le petit monde des serviteurs du patronat, notamment des élus locaux. Entendre dire autant de bien de son patron et constater que pour la deuxième année de suite il n’y aura pas d’augmentation de salaire, c’était trop. Le secteur entier s’est mis en grève et a tenu une semaine.

Les travailleurs y ont gagné de pouvoir rétablir la vérité. En effet la situation n’est satisfaisante que pour la direction. Les salariés voient que la modernisation de l’organisation permise par le nouveau site est prévue pour accroître la charge de travail et supprimer des postes. Ils ont pu rappeler que la centaine d’embauches prévues et tant louées par le quotidien local permettent tout juste de revenir à l’effectif d’avant-­Covid, et n’empêche pas que la direction prévoie, au terme du déménagement, de réduire encore l’effectif.

Les politiciens locaux prétendent que payer avec l’argent public un nouveau site au groupe LISI, propriétaire des Forges, sauvegarde l’emploi. La réalité est exactement l’inverse. La grève des forgerons a permis de le rappeler.

Centre de tri Maubert-Fontaine :  Les postiers font reculer la direction

Echo d'entreprise
11/07/2021

Les agents du centre de tri de Maubert-Fontaine, dans les Ardennes, se sont opposés à la énième réorganisation que voulait leur imposer la direction : un allongement de leurs tournées, des colis et des plis supplémentaires alors que le personnel est déjà insuffisant depuis plusieurs années.

Harassés et las du mépris permanent de la direction, ils ont profité d’un appel national pour partir en grève mardi 22 juin, et ont décidé de la prolonger pour revendiquer l’arrêt immédiat de la réorganisation, l’embauche des CDD et des intérimaires ainsi qu’une prime.

Pour certains, c’était la première grève depuis 30 ans. Durant huit jours, ils se sont organisés dans les assemblées générales quotidiennes, pour tenir le piquet de grève, désigner des détachements de grévistes pour aller s’adresser aux agents des autres centres de tri, tirer par leurs propres moyens des tracts à destination de leurs collègues et des usagers.

Conscients de la politique générale de La Poste pour supprimer des postes, alourdir la charge de travail, ils savaient que le rapport de force devait se construire au-delà de leur site. Ils ont été rapidement rejoints par d’autres grévistes de Revin et de Givet.

Ils se sont également adressés aux usagers qui ont pu apporter leur soutien moral et financier à leur mobilisation. En revendiquant des embauches, les postiers défendent non seulement leurs conditions de travail mais aussi la création d’emplois dans des villes fortement touchées par le chômage.

La direction, quant à elle, espérait éteindre l’incendie en proposant rapidement une prime de 250 euros, proposition rejetée unanimement. Elle a alors déplacé les colis et le courrier sur un autre centre. Cela n’a pas démoralisé les travailleurs, qui ont continué à inviter les agents des autres sites à rejoindre le mouvement et ont mis en place une caisse de grève.

Au bout d’une semaine, la direction a finalement dû recevoir une délégation pour négocier, n’acceptant au départ que les représentants syndicaux. L’assemblée des grévistes a réussi à imposer trois de ses représentants, syndiqués ou non.

La direction a dû reculer provisoirement sur son projet de réorganisation, repoussé à octobre. Elle a promis d’associer les agents à cette nouvelle réorganisation. Elle a dû concéder le paiement d’une journée de grève, ainsi qu’une prime de 500 euros versée en septembre mais à condition d’avoir écoulé le trafic durant l’été.

Si les postiers ne sont pas parvenus à imposer leurs revendications, notamment l’embauche de leurs collègues précaires, cette victoire est surtout morale. Ils ont prouvé qu’ils étaient capables de résister, de s’organiser et de décider collectivement leurs revendications et leurs actions. Cette grève pose le premier jalon pour imposer les embauches indispensables.