Migrants et réfugiés

Liberté de circulation et d’installation

Brève
28/09/2022

Mercredi 28 septembre un rassemblement avait lieu à Calais, pour rendre un hommage aux 52 réfugiés qui, en un an, pour avoir tenté de gagner la Grande-Bretagne, sont décédés sur la frontière, afin qu’ils ne soient pas que des morts anonymes dans des statistiques.

C’était aussi une étape de la marche européenne « Rigths ! no deaths ! » (Des droits ! pas des morts !) qui, partie d’Espagne pour Bruxelles, organise une protestation contre les politiques meurtrières de l’Union européenne sur les frontières.

Si les réfugiés quittent leur pays, c’est pour fuir la misère, la dictature et la guerre, et en cette période de crise au niveau planétaire, ces fléaux ne font que s’aggraver. Les classes dirigeantes, les capitalistes et les politiciens à leur service qui dominent l’économie refusent toute solution d’accueil humaine des réfugiés et migrants. Alors que c’est la course au profit des capitalistes occidentaux qui est la première responsable des guerres et de la misère dans ces pays. Alors, si on veut en éradiquer la cause, c’est le capitalisme même qu’il faudra abattre.

Université de Lille

Un délabrement à l'image de cette société.

Brève
20/09/2022

Université de Lille : un délabrement à l'image de cette société.

Il y a plus de 20 000 étudiants sur le campus « cité scientifique » de l’université de Lille. Depuis des années, les conditions d’études sont de plus en plus dégradées car, pour réaliser des économies, les bâtiments sont entretenus à minima.

Suite à des intempéries en juin, certains bâtiments ont été inondés et sont désormais inutilisables. Pendant tout l’été, les étudiants se sont demandés s’il allait y avoir assez de locaux pour accueillir les cours à la reprise en septembre. Une des solutions trouvées par la direction de l’université est de louer des salles de réception dans des hôtels voisins.

Elle appelle tout le monde, étudiants et salariés, à jouer le jeu face à cette situation critique, en acceptant des conditions d’études dégradées : cours jusque 20h, y compris le samedi, éventualité de cours obligatoires en distanciel.

Il est urgent d’embaucher massivement des personnels, qu’il s’agisse d’enseignants ou de salariés pour construire et entretenir les locaux.

Camaïeu

Il n’y a pas de bon repreneur, les travailleurs ont intérêt à défendre leur peau

Brève
14/09/2022

Depuis le mois d’août, l’entreprise Camaïeu (siège, entrepôts et magasins) est placée en redressement judiciaire. L’actionnaire principal, Ohayon, n’a pas payé les loyers des dizaines de magasins depuis des mois. La trésorerie de l’entreprise serait à sec.

Des centaines d’emploi sont menacés sur les 2600 travailleurs que compte actuellement le groupe, au siège à Roubaix et dans les magasins.

Le capitaliste Ohayon avait repris Camaïeu en redressement judiciaire en 2020. Les travailleurs ont fait l’amère expérience qu’il n’y a pas de « bon repreneur ». Les capitalistes se présentent au chevet de Camaïeu et ne désirent qu’une chose : pomper le maximum de profits sur les employés, pomper le maximum de subventions de l’État, sous couvert de reprise, et accroître au maximum leur fortune personnelle. Et Camaïeu est pour eux la poule aux œufs d’or. Ohayon a vu ainsi augmenter sa fortune personnelle, rien qu’en 1 an, de 200 millions d’euros pour atteindre 1,1 milliard d’euros estimée en juillet 2022.

Les 2 600 travailleurs de Camaïeu auraient la force, par leur mobilisation et leur organisation, de reprendre une partie de ce qu’Ohayon leur a volé. Pas un travailleur ne doit se retrouver à la rue.

Intérim

Recruter n’est pas embaucher

Brève
05/09/2022

Un bus de l’agence d’interim « Synergie » fait la tournée des centres commerciaux et des marchés du Valenciennois, soi-disant pour trouver des intérimaires qui accepteraient de venir travailler dans les usines Stellantis et Toyota.

Et il y a toute une propagande pour nous expliquer qu’il n’est pas facile de recruter en ce moment…

Mais justement, les patrons ne veulent pas embaucher. Ils veulent du personnel précaire qu’ils pourront prendre et jeter à leur guise. Comme en plus ils veulent le payer le moins possible et l’exploiter au maximum, ils se plaignent et traitent les jeunes de fainéants sous prétexte qu’ils refusent le sort que leur préparent les profiteurs.

Arc France (Pas-de-Calais)

La rentrée des attaques patronales

Brève
29/08/2022

Arc est une usine qui produit de la vaisselle et qui compte plus de 5 000 salariés. En juillet, la direction du groupe a annoncé que tout allait pour le mieux pour la verrerie : les carnets de commandes étaient pleins et l’usine produisait à plein régime. Mais, la semaine dernière elle annonçait de fortes baisses des commandes. Et aussi : l’augmentation des prix de l’énergie ferait perdre de l’argent à l’entreprise.

Cette campagne a pour but de faire accepter aux travailleurs un nouveau plan de chômage partiel pour les quatre prochains mois. Avec deux jours de chômage dans la semaine, 1600 travailleurs devraient accepter des pertes de salaires. Dans le même temps, la direction s’apprête à licencier des centaines de travailleurs intérimaires.

Les travailleurs n’ont aucune raison d’accepter de nouveaux sacrifices. Générations après générations, les ouvriers ont enrichi, hier la famille Durand, aujourd’hui les riches actionnaires américains.

Face à ces futures attaques patronales, les travailleurs doivent imposer leur contrôle sur les comptes de l’entreprise mais aussi sur les fortunes privées des patrons. Ils verraient alors qu’il y a de l’argent pour maintenir et augmenter les salaires mais aussi pour embaucher massivement.