Rouen (Seine-Maritime)

Les salariés de Carrefour en colère

Brève
27/09/2022

Samedi 24 septembre, une partie du personnel de six hypermarchés Carrefour de la région dont ceux de Mont St Aignan et de Barentin ont fait grève. La direction de Carrefour, en annonçant une augmentation de 2% dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, a déclenché la colère.

Les salariés ont pu s’exprimer devant la presse et se sont fait voire dans et devant les magasins par des manifestations, bien comprises par les clients.

Ils ont exprimé leur écœurement face à une direction méprisante qui lâche quelques euros par mois quand, eux, demandent 300 euros pour tous.

Ils ont pu dénoncer leurs conditions de travail qui se dégradent : les départs en retraite et les arrêts maladies pas remplacés. La polyvalence à tour de bras qui finit d’user ceux qui sont encore là. Alors qu'en même temps le groupe annonce, pour l’année 2021, un bénéfice en forte hausse de 67%, soit 1,07 milliard d’euros, il indique aussi avoir réalisé 930 millions d’euros d’économies de coût pour la même année.

Les salariés n’ont pas dit leur dernier mot, quelques miettes, tandis que les actionnaires se gavent, ne suffiront pas à calmer leur colère.

Agglomération de Caen, Calvados

Précaires mais pas soumis

PIC de Mondeville (centre de tri de La Poste)

Brève
26/09/2022

L'entreprise de travail intétimaire Start People est l'un des principaux fournisseurs de contrats intérimaires à La Poste. Avec l'augmentation du SMIC, elle s'est vue obliger d'aligner les taux horaires de ses salariés. Seulement, prétextant que ceux travaillant à La Poste gagnent un peu plus, grâce à un petit complément de salaire, Start People leur a demandé de signer un nouveau contrat, à un taux inférieur à celui du SMIC.

Cette manoeuvre insidieuse pour économiser quelques euros sur le dos des travailleurs a provoqué la colère parmi les travailleurs, intérimaires ou non, dans le centre de tri de Mondeville (banlieue de Caen). D'autant que les intérimaires représentent maintenant une grande partie des travailleurs, dans ce centre promis par La Poste à la fermeture. Les intérimaires ne se sont pas privés de dire leur mécontentement à Start People et à La Poste, notamment en réunion. Espérons que cela annonce d'autres réactions.

Métropole de Rouen (Seine-Maritime)

ZFE : zone à forte exclusion.

Brève
11/09/2022

Depuis le 1er septembre dernier, le dispositif de la ZFEm (Zone à faibles émissions mobilité) de l’agglomération de Rouen a été étendu aux véhicules des particuliers. Cette décision prise par les dirigeants de la Métropole est une application zélée d'une loi nationale de 2021. Elle doit interdire la circulation dans 14 communes de l'agglomération des automobiles diesels datant d’avant 2006. Des amendes allant de 68 euros pour les véhicules légers à 135 euros pour les poids lourds sont prévues à partir de mars 2023.

Autrement dit, cette mesure vise ceux qui ne peuvent se payer de véhicules plus récents. Beaucoup se posent la question de savoir comment ils vont pouvoir se rendre à leur travail, à l’hôpital… Mayer-Rossignol, le président de la Métropole de Rouen, ose prétendre que des aides permettront d’acquérir des véhicules « propres ». Mais, même avec ces aides, il faudra débourser au moins plusieurs milliers d’euros, ce que beaucoup des travailleurs concernés ne peuvent faire, surtout dans cette période de flambée des prix. C’est ce qu’ont tenu à dénoncer les 300 personnes qui ont manifesté samedi 3 septembre.

Le gouvernement et les notables locaux qui imposent ces mesures, sont les mêmes qui sont à plat ventre devant les vrais responsables de la pollution, en premier lieu les capitalistes de l’automobile et du pétrole. Ces derniers pourront continuer d’ailleurs à utiliser comme ils le veulent leurs jets privés. Révoltant !

Evreux (Eure)

COMPIN= licencieur

Brève
10/09/2022

La semaine dernière, un nouveau plan de licenciements a été annoncé dans l’usine d’Evreux du groupe Compin : 55 des 113 postes seront supprimés soit la moitié des salariés ! C’est inacceptable alors que cette entreprise capitaliste est florissante et s’est enrichie grâce aux commandes publiques dans le ferroviaire. Ainsi Morin lui a attribué le marché des sièges pour les rames Omnéo de Normandie.

Alors pas question que de nouveaux travailleurs se retrouvent à la rue. Leur gagne-pain doit passer avant les profits des actionnaires !

Rouen et Le Havre (Seine-Maritime)

Transports en commun : gratuité ou profit capitaliste ?

Brève
20/07/2022

Le lundi 18 et le mardi 19 juillet, les transports en commun des agglomérations de Rouen et du Havre étaient gratuits. Cette décision a été prise par les autorités publiques des deux métropoles en réponse à la canicule et surtout au pic de pollution à l’ozone qui l’accompagnait. Il s’agissait en effet de limiter les émissions produites par la circulation automobile en incitant la population à prendre les transports collectifs.

Cependant cette gratuité devrait être permanente. La pollution atmosphérique est constante dans les grandes villes et engendre des problèmes de santé graves. La gratuité des transports en commun pourrait contribuer à diminuer ce fléau tout en supprimant une dépense coûteuse pour les travailleurs.

Oui, mais le problème est qu’à Rouen comme au Havre, les compagnies de transport appartiennent à Transdev, possédée pour deux tiers par la Caisse des Dépôts et pour un tiers par le groupe Rethmann. La famille Rethmann fait partie des grandes familles bourgeoises allemandes, avec une fortune estimée à plus de 6 milliards d’euros. Et comme pour tout capitaliste, quelle que soit sa nationalité, les entreprises sont faites pour rapporter du profit, un point c’est tout. Autant dire que pour que les transports en commun fonctionnent exclusivement pour l’intérêt collectif, il faudra que ce soit les travailleurs qui prennent en main ce secteur en expropriant les actionnaires parasites.