Clinique Belledonne (Saint Martin d’Hères - banlieue de Grenoble)

Les urgences font les pieds de grue

Brève
28/11/2022

Situation ubuesque à la clinique Belledonne : depuis plus d’un mois, des grues installées sur un chantier immobilier qui jouxte la clinique, empêchent la prise en charge des urgences par hélicoptère, empêchés d'atterrir.

Cette clinique, spécialisée en cardiologie, est la seule à posséder un héliport avec le CHU de Grenoble dont les urgences sont plus que saturées. Alors que chaque minute compte, les patients en urgence cardiaque sont obligés d’arriver par la route ou transférés par les airs vers Aix en Provence ou Marseille. Patrons de la clinique, préfet et élus de la métropole, incapables de faire déplacer les grues, auraient finalement trouvé une solution avec l’installation provisoire d’un héliport sur des terrains du proche domaine universitaire.

Quant à Olivier Véran, ex-ministre de la Santé et ex-médecin au CHU de Grenoble, champion de la com gouvernementale, il n’a même pas tweeté sur le problème.

GrDF Engie - Saint-Étienne

Toujours mobilisés malgré les menaces patronales

Brève
28/11/2022

Le piquet de grève de GRDF à Saint-Etienne le 27 novembre 2022

     Depuis le 14 novembre, les travailleurs de GrDF (filiale à 100 % d’Engie) ont enchaîné une grève et des débrayages dans les dépôts partout dans le pays. À Saint-Étienne, sur le piquet les grévistes se retrouvent pour protester. Vendredi 25 novembre, comme sur d'autres sites, la direction y a envoyé des huissiers. Mais loin d’être démoralisés, les travailleurs y ont vu une preuve que leur mouvement la dérange. Les travailleurs revendiquent des augmentations de salaire (5%), comme en ont obtenu en octobre ceux des autres entreprises des industries électriques et gazières (EDF,…), alors qu’il y avait aussi la grève des raffineries.

     Comme le disaient des grévistes, ils ne veulent pas des félicitations hypocrites du patron, qu’il a l’habitude de servir à chaque fin d’année. Ils veulent du salaire réel : GrDF a largement les moyens de payer, puisque l’entreprise a versé 518 millions d'euros de dividendes aux actionnaires d'Engie cette année.

Echirolles

Mobilisation à la SDH pour les salaires

Brève
25/11/2022

Jeudi 24 novembre, à l'appel de la CGT, les salariés de la Société Dauphinoise de l'Habitat étaient en grève et une partie s'est rassemblée devant le siège à Echirolles. La SDH est un gros bailleur social privé de l'Isère, rattaché à Action Logement.

Bien que "social" par son appellation et à gestion dite "paritaire", la SDH n'en est pas moins un organisme piloté par le MEDEF qui veille avant tout aux intérêts des entreprises du BTP qui construisent et entretiennent les HLM. Alors que ses directeurs sont bien payés, les salariés, eux, doivent se contenter de salaires assez bas et d'une augmentation générale décidée en début d'année de 2.5% (non signée par les syndicats). Les salariés confrontés à des conditions de travail qui se dégradent et à une inflation qui galope, réclament leur manque à gagner, et ils ont bien l'intention de continuer à se faire entendre.

Agglomération grenobloise

Lycées professionnels : la mobilisation doit se poursuivre !

Brève
17/11/2022

Les enseignants en grève des différents établissements de l'agglomération grenobloise se sont réunis devant le lycée Argouges dans le cadre de la journée nationale contre la réforme des lycées professionnels. Dans leurs prises de paroles, ils ont répété leur rejet des attaques qui vont se traduire par la suppression de nombreux postes d'enseignants et la baisse drastique des heures d'enseignement au profit de l'augmentation de 50 % des périodes de stage en entreprises pour les élèves. Pas question de transformer la jeunesse en chair à patrons !

Rendez-vous a d'ores et déjà été pris pour coordonner les actions entre les établissements et préparer l'extension du mouvement de protestation en direction des enseignants, des élèves et de leurs parents.

Usine chimique d’Arkema Jarrie (près de Grenoble)

Après les explosions : Tout va très bien, Madame la Marquise….

Brève
13/11/2022

Quelques minutes après les explosions (photo riverain)

Jeudi 10 novembre, ce fut la panique pour la population riveraine du site d’Arkema (usine spécialisée dans la fabrication de chlore et de ses dérivés) après les trois violentes explosions suivies d’un gros champignon de fumée grise dans le ciel puis de la sirène ordonnant le confinement de tous !

Heureusement, il n’y a eu aucun blessé. Patron et préfet ont rapidement communiqué que la situation était sous contrôle et sans gravité.

Des riverains qui ne possèdent pas de pièces de confinement alors que c’est obligatoire, ce n’est pas leur problème. Comme d’ailleurs l’inquiétude des travailleurs d’Arkema, ou de Framatome qui travaillent de l’autre côté de la rue et qui savent combien les produits dérivés du chlore peuvent être dangereux, ayant en mémoire les accidents précédents. Le patron de Framatome a même menacé de sanction les travailleurs qui transmettraient à l’extérieur des vidéos ou photos de l’accident !

Le patron d’Arkema comme le préfet voudraient qu’on les croie sur parole… et verrouillent toute la communication autour de l’accident. Encore un exemple de l’opacité des industriels avec la complicité des pouvoirs publics pour empêcher la population de connaître toute la vérité.